Îles Britanniques

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Contexte de Îles Britanniques

Les îles Britanniques (ou la Grande-Bretagne et l’Irlande ou les îles Anglo-Celtes en Irlande où le terme îles Britanniques n’est pas reconnu) forment un archipel de l'océan Atlantique situé au nord-ouest de l’Europe continentale comprenant principalement la Grande-Bretagne et l’Irlande ainsi que de nombreuses îles plus petites situées à proximité telles que l’île de Man, les îles Scilly, les Hébrides, les Shetland et les Orcades, pour un total de plus de 6 000 îles soit une superficie de 315 134 km2.

La plus grande des îles est la Grande-Bretagne, qui à sa pointe sud-est est séparée de l'Europe continentale par le pas de Calais et la Manche. Dans la Manche, l'île de Wight est séparée de la côte sud de la Grande-Bretagne par le Solent. Au-delà de l'extrémité sud-ouest de la Grande-Bretagne, dans la mer Celtique, se trouvent les îles Scilly. La deuxième plus g...Lire la suite

Les îles Britanniques (ou la Grande-Bretagne et l’Irlande ou les îles Anglo-Celtes en Irlande où le terme îles Britanniques n’est pas reconnu) forment un archipel de l'océan Atlantique situé au nord-ouest de l’Europe continentale comprenant principalement la Grande-Bretagne et l’Irlande ainsi que de nombreuses îles plus petites situées à proximité telles que l’île de Man, les îles Scilly, les Hébrides, les Shetland et les Orcades, pour un total de plus de 6 000 îles soit une superficie de 315 134 km2.

La plus grande des îles est la Grande-Bretagne, qui à sa pointe sud-est est séparée de l'Europe continentale par le pas de Calais et la Manche. Dans la Manche, l'île de Wight est séparée de la côte sud de la Grande-Bretagne par le Solent. Au-delà de l'extrémité sud-ouest de la Grande-Bretagne, dans la mer Celtique, se trouvent les îles Scilly. La deuxième plus grande île est l'Irlande, séparée de la côte ouest de la Grande-Bretagne par le canal du Nord, la mer d'Irlande et le canal Saint-Georges. Dans la mer d'Irlande entre la Grande-Bretagne et l'Irlande se trouvent l'île de Man et Anglesey, séparé de la Grande-Bretagne par le détroit de Menai. Autour de la côte nord-ouest de la Grande-Bretagne se trouvent les Hébrides intérieures et les Hébrides extérieures. Au-delà de la pointe nord-est de la Grande-Bretagne se trouvent les Orcades. A l'extrémité nord-est du groupe se trouvent les Shetland, à l'extrême nord-ouest de la mer du Nord.

Politiquement, l'archipel est divisé depuis 1922 en deux États souverains, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (composé de quatre nations constitutives : Angleterre, Pays de Galles, Écosse et Irlande du Nord) et l’Irlande, auxquelles on adjoint trois dépendances de la Couronne britannique, l’île de Man et, dans les îles Anglo-Normandes, les bailliages de Guernesey et de Jersey.

Plus à propos Îles Britanniques

Population, Area & Driving side
  • Population 71891524
  • Zone 121684
Historique
  • Les îles Britanniques sont isolées par la mer depuis environ sept mille ans, depuis la dernière glaciation du Quaternaire. Néanmoins, les îles sont suffisamment proches les unes des autres, et de l'Europe continentale, pour assurer une communication constante à travers l'histoire. Au Kent, l'extrémité sud-est de la Grande-Bretagne est proche du continent européen. Au Mull of Kintyre dans le comté d'Argyll, la côte ouest de la Grande-Bretagne se rapproche du comté d'Antrim en Irlande[1]. L'archipel a donc toujours participé à l'histoire des cultures humaines successives en Europe. Aux confins de l'Europe, ces liens culturels ont été importés par divers peuples du continent, et bien que l'histoire enregistrée de ces peuples en tant qu '«envahisseurs» ou «conquérants» exagère leur nombre, leur influence a été très importante[1].

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    Les îles Britanniques sont isolées par la mer depuis environ sept mille ans, depuis la dernière glaciation du Quaternaire. Néanmoins, les îles sont suffisamment proches les unes des autres, et de l'Europe continentale, pour assurer une communication constante à travers l'histoire. Au Kent, l'extrémité sud-est de la Grande-Bretagne est proche du continent européen. Au Mull of Kintyre dans le comté d'Argyll, la côte ouest de la Grande-Bretagne se rapproche du comté d'Antrim en Irlande[1]. L'archipel a donc toujours participé à l'histoire des cultures humaines successives en Europe. Aux confins de l'Europe, ces liens culturels ont été importés par divers peuples du continent, et bien que l'histoire enregistrée de ces peuples en tant qu '«envahisseurs» ou «conquérants» exagère leur nombre, leur influence a été très importante[1].

    Les migrations de la culture campaniforme, des Celtes, des Anglo-Saxons, des Vikings et des Normands ont chacune amplifié le taux d'échange culturel continu entre les côtes insulaires et continentales. La Grande-Bretagne et l'Irlande ont toutes deux absorbé les mêmes influences dans la préhistoire et dans la période protohistorique. Les îles Britanniques étaient un réservoir de culture celtique en Europe occidentale à l'époque romaine. Certaines différences entre la Grande-Bretagne et l'Irlande ont été introduites par l'absence des Romains et des Anglo-Saxons d'Irlande. En Grande-Bretagne, sauf dans l'extrême nord de l'île, les Romains ont entrepris une urbanisation rudimentaire et la construction de réseaux de communication. Tant la Bretagne romaine que l'Angleterre anglo-saxonne maintiennent une forte puissance publique et multiplient les liens avec le continent, favorisés par sa proximité. L'Irlande et les autres « pays celtiques » des extrémités nord et ouest de la Grande-Bretagne ont ainsi conservé des structures plus anciennes de pouvoir, de production et de société[1].

    Les îles Britanniques ont été progressivement unifiées politiquement par une série de soumissions ou d'unions dans lesquelles le royaume d'Angleterre était le partenaire le plus puissant. Les associations de Cornouailles, du pays de Galles et d'Irlande avec l'Angleterre ont conduit à la formation du Royaume-Uni entre l'Écosse et l'Angleterre. Le développement de la démocratie parlementaire et la révolution industrielle ont eu lieu en Angleterre, en les basses-terres de l'Écosse (les Lowlands) et en Galles du sud (South Wales), mais le statut de l'Irlande n'était guère plus qu'une colonie. L'État irlandais moderne est né de la sécession du Royaume-Uni et ce n'est que dans une histoire plus récente que l'Irlande a connu un niveau de vie comparable à celui de la Grande-Bretagne. Les îles Britanniques conservent un milieu culturel commun et une histoire complexe de migrations, d'affrontements et d'échanges, illustrée par les questions politiques soulevées par la partition de l'Irlande au début du XXe siècle, l'Irlande du Nord faisant depuis partie intégrante du Royaume-Uni[1].

    Les îles britanniques ont servi de «têtes de pont» vers la mer du Nord et les terres environnantes de l'Atlantique, puis vers l'Amérique du Nord et les autres océans et continents. Les habitants des îles Britanniques faisaient partie de ceux dont l'exploration et les voyages ont établi des communications et des échanges mondiaux. L'influence culturelle des îles Britanniques prédomine en Amérique du Nord, avec laquelle les îles Britanniques forment un lien décisif. La langue anglaise, originaire des îles Britanniques, a été transportée de là vers l'Amérique du Nord et a acquis une domination mondiale à la fois grâce à l'influence du vaste Empire britannique, dont l'apogée était au XIXe siècle, mais aussi grâce à l'influence continue des anciennes colonies américaines - les États-Unis - qui ont supplanté l'hégémonie de l'Empire britannique dans l'après-guerre[1].

    Néolithique et protohistoire

    La densité historique des îles Britanniques est reliée à l’évolution de la structure géographique des îles. L'Âge de glace laisse un paysage montagnard froid et humide. Jusqu'au VIe millénaire av. J.-C., ce que nous appelons « Grande-Bretagne » est reliée à l'Europe continentale par un territoire presque aussi vaste appelée Doggerland, qui se trouvait alors dans la partie méridionale de la mer du Nord.

     
    Stonehenge

    Comme dans le reste du continent européen, la transition néolithique dans les îles Britanniques correspond à un mouvement de populations et non à une acculturation des populations locales. Elle est liée à l'arrivée, il y a 6 000 ans, de populations de fermiers portant une ascendance anatolienne, ces populations remplaçant en grande partie les populations présentes de chasseurs cueilleurs[2]. Les ancêtres des Néolithiques britanniques semblent avoir suivi la voie de dispersion méditerranéenne et sont probablement entrés en Grande-Bretagne depuis le nord-ouest de l'Europe continentale[2].

    Dans l'ouest de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, une origine côtière atlantique pour le néolithique (ca. 4000 cal av. J.-C.) a longtemps été défendue pour des raisons culturelles, et est soutenue par de nouvelles preuves génétiques, bien que l'origine et l'influence précises des diverses cultures néolithiques du nord La France au développement du Néolithique britannique soient débattues. La diffusion de l’agriculture est « retardée » d’au moins un demi-millénaire après son arrivée dans les régions adjacentes du continent européen[3].

     
    Newgrange

    Les terres servent surtout à l'élevage de bétail. La production agricole et artisanale est ainsi limitée (en Écosse, on ne retrouve pas de trace d'activité de poterie), la population est beaucoup moins dense qu'en Europe. Par conséquent, l'organisation politique n'est pas très développée. La population néolithique présente sur les îles développa les techniques d'agriculture afin de mieux rentabiliser les terres en les rendant plus fertiles. La construction de Stonehenge, dans le Sud de l'Angleterre, montre que les structures religieuses simples se complexifient et sont ritualisées.

    En Grande-Bretagne, une migration massive est survenue il y a environ −4 500 ans depuis le continent qui introduit la culture campaniforme dans l'île. La propagation du complexe campaniforme est associée au remplacement d'environ 90 % du patrimoine génétique existant en quelques centaines d'années. Cette migration se produit dans le prolongement de l'expansion vers l'ouest qui avait amené l'ascendance liée à la steppe pontique en Europe centrale et du nord au cours des siècles précédents[4],[5]. Il est probable que l'hydronymie des îles Britanniques soit liée à cette population[6].

    Époques pré-romaine et romaine

    Vers 1000 av. J.-C., les Celtes venus du nord de l'Europe, après avoir traversé l'ouest du continent en passant par la Gaule, arrivent dans les îles Britanniques, d'abord en Irlande avec les Gaëls et en Écosse avec les Pictes, puis plus tardivement le sud et l'est de la Grande-Bretagne avec les Bretons.[réf. nécessaire] Civilisation guerrière très hiérarchisée dominée par une classe aristocratique, celle-ci se caractérise notamment par l'édification d'oppidums et le développement d'une industrie métallurgique.

    Selon la tradition gréco-romaine, Pythéas de Massilia a visité les îles Britanniques lors de ses voyages dans l'Atlantique (c. 310 – c. 306 av. J.-C.). Pythéas a écrit une description des îles Britanniques dans son ouvrage - aujourd'hui perdu - que des auteurs classiques ultérieurs ont cité, bien qu'ils doutaient de certains de ses contenus[7]. Pythéas fut le premier à décrire les îles britanniques en grec[8]. Pythéas fut le premier à décrire les îles Britanniques en grec. La description de Pythéas de la Grande-Bretagne comme une île triangulaire était très influente : il a décrit ses trois points comme « Kantion » au sud-est, « Belerion » au sud-ouest et « Orkadion » à l'extrémité nord[8]. Ces toponymes sont probablement à identifier avec le Kent (habité par les Cantii), avec la péninsule de Lizard en Cornouailles, et avec Dunnet Head à Caithness (en face des Orcades)[8].

    En 55 av. J.-C., l'Empire romain convoitant les richesses minières des îles Britanniques, entame, avec Jules César, la conquête de la Grande-Bretagne. Durant cette occupation qui durera jusqu'au début du Ve siècle, les Romains développèrent un réseau routier et un tissu urbain qui sera à l'origine des villes britanniques modernes. Ils mèneront aussi auprès des peuplades celtes une politique d'assimilation, notamment chez les Bretons qui, presque romanisées, deviendront alors des Britto-Romains, civilisation métissée, à la fois celte et romaine. Les autres peuples celtiques, notamment ceux d'Écosse et d'Irlande ainsi que des Bretons de l'ouest, échappant au joug de Rome et donc peu réceptif à cette stratégie, conserveront cette culture celte, attitude qu'ils garderont lors de l'arrivée des Anglo-Saxons.

    Saxons et Vikings

    Subissant des revers militaires important dans divers endroits de leur empire, les Romains décidèrent d'abandonner les îles Britanniques à leur sort, et se replièrent donc sur le continent vers l'an 410. Les régions évacuées subirent alors les assauts des tribus celtes comme les Pictes d'Écosse et Scots d'Irlande. Les cultures furent abandonnées, les champs se reboisèrent, et si les grandes villes résistèrent mieux aux attaques, les plus petites furent pillées et incendiées.

    Cependant, la résistance des britto-romains s'organisa autour du chef Vortigern, mais ces derniers néanmoins demandèrent en 449 aux Saxons d'Allemagne du nord de leur venir en aide. Ceux-ci acceptèrent l'offre et débarquèrent aussitôt en Grande-Bretagne, accompagné d'alliés comme les Angles et les Jutes. Les nouveaux arrivants s'acquittèrent de leur tâche en mettant fin aux attaques des Pictes et des Scots, puis décidèrent de s'implanter définitivement dans l'île.

     
    Les îles Britanniques c. 802
     
    Les îles Britanniques c. 1300, pendant la première guerre d'indépendance de l'Écosse et après la conquête du pays de Galles par Édouard I d'Angleterre
    Moyen Âge XVIe siècle, siècle des Tudors XVIIe siècle vers la rébellion XVIIIe siècle : de la Glorieuse révolution à la Révolution française
     
    Le Royaume-Uni au XIXe siècle : la Grande-Bretagne divisée entre les royaumes d'Angleterre et d'Écosse, et l'Irlande divisée en ses quatre provinces traditionnelles
     
    Les archipels périphériques (anglais : « remote British Isles ») : les îles Scilly, les Shetland et les îles anglo-normandes
    1815-1914 : l'époque des réformes XXe siècle
    ↑ a b c d et e Lebecq Stéphane (dir.), « Introduction générale », dans Histoire des îles Britanniques, Paris, Presses Universitaires de France, « Quadrige », 2013 (DOI 10.3917/puf.lebec.2013.01.0002, lire en ligne), p. 1-4 ↑ a et b (en) Selina Brace et al., Population Replacement in Early Neolithic Britain, biorxiv.org, 18 février 2018 (en) Miriam Cubas et al., Latitudinal gradient in dairy production with the introduction of farming in Atlantic Europe, Nature Communications, volume 11, Article numéro: 2036, 2020 (en) Iñigo Olalde, Selina Brace […], David Reich, The Beaker phenomenon and the genomic transformation of northwest Europe, nature.com, 555, pages 190–196, 8 mars 2018 (en) Arrival of Beaker folk changed Britain for ever, ancient DNA study shows, theguardian.com, 22 février 2018 (en) Peter R. Kitson river-names British and European River-Names, Transactions of the Philological Society, 94(2):73 - 118, mars 2008 (en-GB) Eric Herbert Warmington (dir.) et Antony J. S. Spawforth (dir.), « Pytheas », dans The Oxford Classical Dictionary, Oxford University Press, 20 décembre 2012 (ISBN 978-0-19-954556-8, DOI 10.1093/acref/9780199545568.001.0001/acref-9780199545568-e-5459, lire en ligne) ↑ a b et c (en-GB) Nicholas Purcell, « Pytheas (fl. 4th cent. bc), explorer », sur Oxford Dictionary of National Biography (DOI 10.1093/ref:odnb/57616, consulté le 20 septembre 2021)
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