L’abbaye de Westminster est l'un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l'essentiel du XIIIe siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture d'une partie des rois et reines d'Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le Coin des poètes fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.

Westminster signifie « abbaye de l'Ouest » car celle-ci se situait à l'ouest de la City (en opposition à Eastminster, monastère cistercien qui se trouvait à l'est, au-delà de la tour de Londres, sur le site de l'actuelle Royal Mint). En ancien français, l'abbaye de Westminster se nommait Ouestmoustier (en l...Lire la suite

L’abbaye de Westminster est l'un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l'essentiel du XIIIe siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture d'une partie des rois et reines d'Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le Coin des poètes fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.

Westminster signifie « abbaye de l'Ouest » car celle-ci se situait à l'ouest de la City (en opposition à Eastminster, monastère cistercien qui se trouvait à l'est, au-delà de la tour de Londres, sur le site de l'actuelle Royal Mint). En ancien français, l'abbaye de Westminster se nommait Ouestmoustier (en latin monasterium).

Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.

 Entrée nord de l'abbaye. Canaletto, La Chapelle d'Henri VII, début des années 1750, collection privée[1].

Selon la légende, l'abbaye aurait été fondée en 616, sur le site d'un ancien îlot de la Tamise baptisé Thorn Ey (« île de Thorn »). Un pêcheur nommé Aldrich y aurait été témoin de visions de l'apôtre Pierre.

Au Xe siècle, Dunstan de Cantorbéry y installa une communauté de moines bénédictins avec l'appui du roi Edgar le Pacifique.

Par la suite, au milieu du XIe siècle, le roi anglo-saxon Édouard le Confesseur fait construire son palais sur les rives de la Tamise à proximité du monastère, qu'il décide alors de construire avec des dimensions plus grandes, et qu'il dédie à saint Pierre. L'abbatiale est consacrée le 28 décembre 1065, peu avant la mort du souverain le 5 janvier 1066[2]. Le 6 janvier, Édouard le Confesseur est enterré dans l'église ; neuf ans plus tard son épouse, Édith de Wessex, est enterrée à ses côtés[3].

L’Angleterre est ensuite envahie par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant : celui-ci se fait couronner roi d’Angleterre dans l’abbatiale le 25 décembre 1066[4].

Au XIIIe siècle, Henri III (1207-1272) décide de reconstruire l'église dans le style gothique. Il s'agit pour lui de suivre la mode architecturale et de donner un écrin splendide à la sépulture d'Édouard le Confesseur : son corps est exhumé et placé dans un nouveau tombeau en 1269. Les plans sont dessinés par Henry de Reynes (mort en 1254)[5].

En 1376, l'architecte Henri Yevele refait entièrement la nef. On lui doit également des travaux dans la tour de Londres et le palais de Westminster.

Entre 1503 et 1519, sous les règnes d'Henri VII et d'Henri VIII, on construit la Lady Chapel, aujourd'hui connue sous le nom de chapelle Henri-VII. La Renaissance artistique influence l'édification de cette partie de l'abbatiale et des artistes italiens y travaillent, comme le sculpteur Pietro Torrigiano. En 1540, les moines bénédictins doivent quitter le monastère lors de la réforme anglicane. Vingt ans plus tard, Élisabeth Ire refonde le monastère en lui donnant un statut différent : il n'y a plus d'abbé, le chapitre étant présidé par le doyen de Westminster.

Catalogue Sotheby's Eric Fernie, « Edward the Confessor's Westminster Abbey », dans : Richard Mortimer (éd.), Edward the Confessor: The Man and the Legend, The Boydell Press, 2009, p. 139-143. Pauline Stafford, « Edith, Edward's Wife and Queen », dans : Richard Mortimer (éd.), Edward the Confessor: The Man and the Legend, The Boydell Press, 2009, p. 137. « History », sur l'abbaye de Westminster (consulté le 15 juillet 2013). « Henry de Reynes (mort en 1254) », sur universalis.fr (consulté le 6 mai 2023).
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