New York City

( New York )

New York (prononcé en anglais : /nu ˈjɔɹk/), officiellement nommée City of New York, connue également sous les noms et abréviations de New York City ou NYC (pour éviter la confusion avec l'État de New York), et dont le surnom le plus connu est The Big Apple (« La grosse pomme »...Lire la suite

New York (prononcé en anglais : /nu ˈjɔɹk/), officiellement nommée City of New York, connue également sous les noms et abréviations de New York City ou NYC (pour éviter la confusion avec l'État de New York), et dont le surnom le plus connu est The Big Apple (« La grosse pomme »), est la plus grande ville des États-Unis en nombre d'habitants et l'une des plus importantes du continent américain et du monde. Elle se situe dans le Nord-Est du pays, sur la côte atlantique, à l'extrémité sud-est de l'État de New York. La ville de New York se compose de cinq arrondissements appelés boroughs : Manhattan, Brooklyn, Queens, le Bronx et Staten Island. Ses habitants s'appellent les New-Yorkais (en anglais : New Yorkers).

New York exerce un impact significatif sur le commerce mondial, la finance, les médias, l'art, la mode, la recherche, la technologie, l'éducation, le divertissement et le tourisme, regroupant l'ensemble des caractéristiques d'une ville mondiale. Elle est parfois décrite comme la Capitale du monde ou la Ville des villes,. Si elle n'est plus la capitale fédérale des États-Unis depuis plus de deux siècles (elle occupe cette fonction de 1785 à 1790), New York alimente pendant quelques décennies une rivalité financière et politique avec Philadelphie.

Il n'en reste pas moins que New York est la ville la plus peuplée du pays depuis 1790, avec 8 804 190 habitants selon le Bureau du recensement des États-Unis (recensement officiel de 2020) et la ville anglophone la plus peuplée au monde. Elle est aussi la troisième plus grande ville du continent américain derrière Mexico et São Paulo. Située au cœur de la mégalopole du BosWash, l'agglomération new-yorkaise (20 140 470 habitants) s'étend sur plusieurs comtés de l'État de New York (banlieues est et nord) et empiète sur deux États limitrophes. En effet, l'État du New Jersey comprend ses banlieues ouest et sud, et celui du Connecticut comprend ses banlieues nord-est. Son aire urbaine quant à elle, comptait 24 millions d'habitants en 2017. La ville et sa région métropolitaine constituent la première porte d'entrée pour l'immigration légale aux États-Unis. Pas moins de 800 langues sont parlées à New York, ce qui en fait la ville la plus linguistiquement diversifiée au monde. New York abrite plus de 3,2 millions de résidents nés à l'étranger, la plus grande population née à l'étranger de toutes les grandes villes du monde en 2016.

Avec notamment Genève, Bâle et Strasbourg, New York est l'une des rares villes au monde à être le siège de plusieurs institutions internationales sans être capitale politique d’un État.

New York accueille quelque 50 millions de visiteurs annuellement,,. Times Square, « The Crossroads of the World (« Le carrefour du monde ») »,,, est l'une des intersections les plus populaires du monde, et le quartier des théâtres de Broadway est la plaque tournante du spectacle dans le pays tout entier et un centre majeur de l'industrie du divertissement dans le monde. La ville abrite un grand nombre de ponts et tunnels (789 en 2012), gratte-ciel et parcs de renommée mondiale.

New York se place en tête dans la triade des grands centres financiers mondiaux avec Londres et Hong Kong. Le quartier financier de New York, ancré par Wall Street dans le Lower Manhattan, fonctionne ainsi comme la « capitale financière du monde »,,,,,, abritant les deux plus grandes bourses du monde par capitalisation, le New York Stock Exchange (Bourse de New York) et le NASDAQ, tandis que le nouveau One World Trade Center est le plus haut gratte-ciel d'Amérique du Nord. De plus, le marché immobilier de Manhattan est parmi les plus chers au monde. New York abrite également le plus grand nombre de milliardaires de toutes les villes du monde,.

New York est frappée le 11 septembre 2001 par le plus grave attentat ayant jamais touché les États-Unis : deux avions de ligne détournés par des terroristes membres d'Al-Qaïda percutent les tours jumelles du World Trade Center et les détruisent entièrement. En 2021, la reconstruction du quartier n'est pas encore achevée. New York est l'une des villes les plus cosmopolites du monde, par ses nombreux quartiers ethniques. Les plus connus sont Little Italy, ou encore Chinatown qui intègre la plus forte concentration de population chinoise des Amériques,,,.

Enfin, New York accueille des institutions d'importance mondiale. On peut notamment citer le siège de l'ONU, ce qui en fait un centre majeur pour la diplomatie internationale,, mais aussi de nombreux sièges de multinationales, des centres culturels tels que le Metropolitan Museum of Art, le Brooklyn Museum, le Museum of Modern Art, le Lincoln Center et des salles de spectacle de renommée mondiale comme le Madison Square Garden. De nombreuses universités réputées sont situées à New York, notamment l'université de la ville de New York, l'université Columbia, l'université de New York, et l'université Rockefeller, qui sont classées parmi les 50 meilleures universités du monde.

Exploration et colonisation Premiers temps

Avant l'arrivée des Européens, le territoire de l'actuelle ville de New York était peuplé par des Lenapes[1].

Le 17 avril 1524, le navigateur Giovanni da Verrazzano, missionné par le roi de France François Ier, découvre la baie de New York[2] qu'il baptise la baie Sainte-Marguerite, en hommage à la sœur du roi, et il nomme la terre située dans la baie et aux abords du fleuve « La Nouvelle-Angoulême ». De nos jours, le pont Verrazzano-Narrows rappelle cette découverte. L'explorateur entend recommander le site au roi, mais, en août 1524, François Ier annule l'entrevue prévue avec Verrazzano pour s'engager dans la campagne d'Italie, qui se conclura en février 1525 par la désastreuse bataille de Pavie.

Arrivée des Néerlandais  La Nouvelle-Amsterdam en 1664 par Johannes Vingboons.

En 1609, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales engage l'explorateur anglais Henry Hudson pour tenter de découvrir à son tour une nouvelle route maritime vers les Indes orientales[2]. Il entre dans la baie de New York et remonte le fleuve qui porte aujourd'hui son nom, le nommant à l'époque Mauritius en l'honneur de Maurice de Nassau. En 1624, la région devient officiellement une possession néerlandaise sous l'égide de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales[2],[3]. Trente familles protestantes, parmi lesquelles des protestants français huguenots et wallons, s'installent au sud de Manhattan formant la colonie de « La Nouvelle-Amsterdam »[1],[4]. Willem Verhulst devint le directeur provisoire de la colonie[3]. Devenu directeur de colonie par la suite, Verhulst est jeté en prison par les membres de la communauté, pour des raisons encore inconnues aujourd'hui[5]. La communauté décide de remplacer Verhulst par Pierre Minuit, qui négocie l'achat de l'île auprès des Lenapes, le tout pour 60 florins payés par le don de diverses marchandises (soit à peine 1 000 dollars aujourd'hui)[2],[6]. Les Hollandais acquierent ainsi un vaste territoire de 22 000 acre (soit un peu plus de 8 900 km2)[2].

Après l'achat de l'île, Minuit renforça la présence hollandaise conformément aux instructions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Deux moulins à vent sont construits tandis que le fort est reconstruit et ses structures défensives sont renforcées[6]. En revanche, Minuit ne trouva pas le soutien de la Compagnie pour soutenir l'expansion de La Nouvelle-Amsterdam, celle-ci supportant mal le coût financier[7]. Il entra ensuite en conflit avec le pasteur Jonas Michaelius (en), les deux hommes envoyant l'un et l'autre des rapports défavorables au quartier général de la Compagnie. À l'hiver 1631, la Compagnie décida du rappel des deux hommes pour tenter d'éclaircir l'affaire[8]. Le navire qui les transportait fut pris dans une tempête durant la traversée et le capitaine décida d'aller se mettre à l'abri à Plymouth en Angleterre. Dès l'arrivée au port, tout l'équipage est arrêté et emprisonné sur ordre du roi Charles Ier. Une crise diplomatique s'en suivit, Minuit tentant de justifier que La Nouvelle-Amsterdam et les territoires environnants étaient bien des territoires hollandais. Cependant, l'Angleterre revendiquait la totalité du territoire nord-américain, ce qu'elle continua de faire après la libération de Minuit[8]. Peu de temps après avoir débarqué à Amsterdam, Minuit est congédié par la Compagnie[2]. Il est remplacé par Wouter van Twiller, qui arrive à La Nouvelle-Amsterdam en 1633[9]. Celui-ci ordonna la construction du premier quai et d'un entrepôt, ainsi que le renforcement des structures du fort. Néanmoins, ils furent interrompus par l'attaque des Autochtones de la Vallée du haut Connecticut. van Twiller ordonna la reconstruction du fort, mais il s'écroula. Il fut congédié en 1636[9].

En 1638, le gouvernement de La Haye menaça de retirer la gestion de la Nouvelle-Néerlande à la Compagnie des Indes orientales néerlandaises si celle-ci ne faisait pas des efforts drastiques pour renforcer le territoire et favoriser la venue de colons[10]. Ainsi, au début de l'année suivante, la Compagnie baissa drastiquement le prix de la traversée, mais aussi décida d'offrir 200 acre de terres non cultivées à tout homme arrivant avec cinq personnes (membres de sa famille ou domestiques). Elle renonça à son monopole sur les exportations et autorisa la création d'un Conseil des douze chargé d'aider le directeur de la colonie. Néanmoins, elle exigea du nouveau directeur Willem Kieft de trouver des solutions pour remédier aux problèmes de rentabilité de la colonie. C'est ainsi que Kieft décida d'imposer un tribut aux Autochtones[10]. Signifiant leur refus, Kieft décida d'attaquer les Autochtones, suscitant le mécontentement des colons qui étaient généralement opposés à la guerre. De nombreuses remontrances furent envoyés au siège de la Compagnie à Amsterdam, tandis que la guerre renforçait l'unité des peuples Autochtones de la vallée[11]. Kieft n'est replacé qu'en 1647 par Pieter Stuyvesant, jusqu'alors gouverneur de Curaçao[12]. Stuyvesant remis de l'ordre à La Nouvelle-Amsterdam en mettant en œuvre toute une série de mesures, notamment des interdictions[13]. Constatant que la consommation d'alcool restait très importante, il instaura une taxe sur l'alcool qui permit de financer de nombreux travaux. Ainsi, le fort fut reconstruit et le premier quai portuaire enfin construit, ainsi qu'une école et une église (jusqu'alors, les services religieux avaient lieu dans l'un des moulins de la ville). En Europe, la signature de la paix de Münster en 1648 signifiait la fin des hostilités entre l'Empire espagnol et les Provinces-Unies. Paradoxalement, ce sont des causes extérieuses à la colonies qui ont contribué à sa prospérité[14].

En 1657, La Nouvelle-Amsterdam comptait 2 000 habitants qui vivaient dans 300 maisons[15]. Les encouragements du gouvernement de La Haye jouèrent un grand rôle dans l'accroissement de la population, les capitaines des navires étant invités à accepter gratuitement les candidats à l'immigration. Quant à la Compagnie des Indes, elle fut contrainte progressivement de renoncer à certains avantages ou monopoles[16]. Deux ans plus tôt, la Nouvelle-Suède — que Pierre Minuit avait fondé en 1638 — est incorporée à la Nouvelle Néerlande. Cependant, le traité stipulait qu'un pasteur luthérien pouvait venir à La Nouvelle-Amsterdam. La liberté religieuse n'existait pas vraiment, et Stuyvesant fit tout pour restreindre le peu de tolérance qu'il y avait dans la colonie[17], cherchant même à expulser les premiers Juifs débarqués en 1654[18]. L'Angleterre s'inquiétait beaucoup de ces mesures et n'avait toujours pas renoncé à ces terres. C'est lorsque la Compagnie des Indes incita les émigrants anglais à s'installer dans la colonie que le roi Charles II y vit un intérêt. Déjà, Oliver Cromwell avait repris à son compte les revendications du roi Charles Ier et avait même déclenché une guerre[19].

En 1664, la Nouvelle-Néerlande est envahie par les Anglais. Stuyvesant reçut une pétition avec de très nombreuses signatures lui demandant de se rendre. C'est lorsqu'il vit la signature de son fils qu'il compris que ses efforts seraient vains. Il signifia la capitulation de la ville le 6 septembre 1664 et les Anglais prirent possesion de la ville deux jours plus tard. C'est ainsi que La Nouvelle-Amsterdam changea de nom pour devenir New York, en l'honneur du frère du roi Jacques, le duc d'York[20],[2].

New York anglaise (1664-1783)  Le grand incendie de 1776.

Dans un premier temps, la présence anglaise fut assez compliquée. En 1665, une guerre éclata entre l'Angleterre et les Provinces-Unies. Le traité de Bréda signé en 1667 permit d'y mettre un terme. Cependant, cinq ans plus tard, le roi de France Louis XIV décida d'envahir les Provinces Unies, ce qui marqua le début de la guerre de Hollande[21]. Le gouvernement de La Haye vit dans le conflit l'opportunité de reprendre les territoires perdus en 1664. À l'été 1673, l'amiral Cornelis Evertsen décida d'attaquer New York. Or, les troupes anglaises chargées de défendre la ville étaient parties avec le gouverneur Francis Lovelace (en) pour une expédition dans le Connecticut[22]. Le 9 août 1673, les troupes hollandaises débarquèrent et livrèrent combat, parvenant à reconquérir la ville. L'amiral la renomma en l'honneur du prince Guillaume d'Orange[23]. Apprenant la nouvelle, le duc d'York fut déterminé à récupérer ses biens, ce qui fut chose faite en février 1674 avec la signature du traité de Westminster qui mettait fin à la guerre[24]. Les Anglais reprirent officiellement possession de New York le 10 novembre 1674. Lovelace lui fut enfermé à la tour de Londres et mourra dans l'oubli. En 1676, la ville ne comptait que 12 % d'Anglais[25]. L'immigration néerlandaise se poursuivit, ce qui n'empêcha pas la population anglaise de fortement augmenter. Cependant, la présence d'une forte diaspora néerlandaise n'allait pas être sans conséquences. En effet, les Néerlandais comme les Anglais étaient protestants, ce qui ne posait pas de problème.

En 1683, le roi Charles II nomma pour la première fois un catholique d'origine irlandaise comme gouverneur de la province de New York en la personne de Thomas Dongan. Or, Dongan emmena avec lui plusieurs prêtres jésuites qui dès leur arrivée célébrèrent une messe au sein du fort[26]. La célébration du premier office catholique dans la ville fut très mal vu par les protestants, en particulier les communautés anglaises, hollandaises et françaises. De plus, Dongan confia la plupart des postes de l'administration de la ville à des catholiques et permit même aux jésuites d'ouvrir une école. Des rumeurs sur la conversion au catholicisme du roi commencèrent à se diffuser au sein de la ville et même de la province. Il faut rappeler que la maison Stuart fut marquée par l'exécution du roi Charles Ier et que la plupart des membres de la famille royale redécouvrirent le catholicisme pendant la période d'exil en France. Le frère du roi Jacques, duc d'York, s'était converti secrètement au catholicisme dans les années 1660, et monta sur le trône à la mort de son frère en 1685, celui-ci n'ayant pas d'héritier et s'étant même converti au catholicisme sur son lit de mort. Trois ans plus tard, le roi Jacques II eut un héritier mâle. Peu disposés à accepter cet état de fait, un groupe d'aristocrates protestants demanda au prince Guillaume d'Orange — celui-ci avait épousé la fille aînée du roi Jacques Marie — d'envahir l'Angleterre et de renverser le roi. Ce fut la Glorieuse révolution qui aboutit au départ du roi, le prince Guillaume d'Orange étant proclamé et couronné roi sous le nom de Guillaume III. Lorsque la nouvelle de la déposition du roi arriva à New York, les habitants ne comprenaient pas l'absence d'ordre de remplacement des jésuites et des catholiques nommés depuis 1683 par des hommes loyaux au nouveau roi[27]. De nouvelles rumeurs coururent que Thomas Dongan voulait faire de la province de New York un territoire aux mains de la Nouvelle-France. Les rumeurs aboutirent à la débande et à ce que les historiens appellent la rébellion de Leisler (en), du nom de l'homme qui mena la rébellion : Jacob Leisler[28]. Leisler fut nommé lieutenant-gouverneur de la province, et consacra son temps à tout faire pour que les catholiques et les jésuites ne quittent la province. Cependant, il s'était fait beaucoup d'ennemis dans la province et dans la ville, et beaucoup de remontrances furent transmises à la cour de Londres. Il envoya une délégation en Angleterre pour justifier de sa conduite, mais l'audience à Londres fut désastreuse[29]. En janvier 1691, une flotte anglaise avec trois garnisons à son bord débarquaient dans la baie de New York. Le major Richard Ingoldesby (en) transmis aux autorités un ordre exigeant la remise de la ville. Cependant, Leisler refusa en l'absence d'ordre royal. Pendant deux mois, la ville fut divisée en deux entre partisans du roi et partisans de Leisler. Le 19 mars 1691, l'ordre royal arriva enfin, le quatrième navire qui accompagnait la flotte ayant enfin atteint la baie. Le major Ingoldesby mis Leisler et ses partisans en prison et le colonel Henry Sloughter (en) s'assura que tous les jurés pour le procès parlent l'anglais[30]. Si beaucoup furent amnistiés, Leisler et un autre homme furent condamnés à mort et exécutés le 17 mai 1691[31].

Peu de temps après l'exécution de Leisler, les fonctionnaires coloniaux mirent en place une réforme judiciaire visant à rendre caduques toutes les lois issues du code hollandais et de mettre sur pied un système judiciaire fondé sur la Common law. Progressivement, tout ce qui subsistait de la période hollandaise fut remplacé, du système des poids et mesures à la mise en place de nouveaux tribunaux dont l'autorité émanait directement de Londres. Vers 1700, l'enseignement du néerlandais fut interdit au profit de l'anglais, les New-Yorkais d'origine néerlandophone se voyant obligés d'émigrer ou de se conformer aux nouvelles lois[32]. La liberté de conscience fut votée par l'Assemblée de la province en 1691, mais elle fut refusée aux catholiques[33]. L'anglicanisme devient la religion officielle de la colonie en 1698[1]. La ville, avec des noms de quartiers anglicisés, se développe rapidement : en 1700, elle compte près de 5 000 habitants. Les Anglais représentaient 30 % du total[34]. À partir de 1700, New York devint la plaque tournante du commerce dans les Caraïbes. Les principales destinations étaient la Barbade et la Jamaïque, alors colonies anglaises, ainsi que d'autres îles[35]. Pour angliciser la province et la ville, le gouvernement favorisa la migration de protestants anglais et écossais[32]. Cependant, un contrat de travail était nécessaire afin de pouvoir assumer le coût de la traversée[36]. Après les Actes d'Union en 1707 aboutissant à la fondation de la Grande-Bretagne, l'immigration écossaise est fortement encouragée[37]. Entre 1710 et 1731, trois Écossais furent nommés gouverneurs de la province, pour une durée totale de vingt-deux ans[38]. Au milieu des années 1730, la majorité de la population de New York était originaire des îles britanniques[39]. En 1735, eut lieu un grand procès, parfois considéré comme le point de départ de la révolution américaine, le procès Zenger[40]. Six ans plus tard, une série d'incendies fut déclenchée dans la ville, aboutissant à des sanctions arbitraires de la part des autorités. Ces évènements sont connus sous le nom de conspiration de New York[41].

Les premières institutions culturelles sont fondées comme le King's College en 1754[42],[43]. Le commerce se diversifie et se développe notamment grâce à l'aménagement du Great Dock sur l'East River en 1676[1]. En 1725, est fondé le premier journal de la ville, le New York Gazette[44].

En mars 1765, le Parlement britannique vota le Stamp Act. La loi créait un nouvel impôt, un droit de timbre sur les journaux, les ouvrages imprimés et les documents officiels mais aussi les cartes à jouer et les dés, dans le but de compenser les dépenses occasionnées par le stationnement des troupes pendant la Guerre de Sept Ans. Le Stamp Act devait entrer en application huit mois plus tard[45]. Elle provoqua la réunion à New York du Stamp Act Congress en octobre[46],[47]. Les délégués des Treize Colonies protestèrent contre la taxe[48] qui fut abrogée l'année suivante[49]. À New York, les distributeurs de timbres de Boston et du Maryland furent menacés physiquement et durent se réfugier auprès du gouverneur par intérim de la colonie Cadwallader Colden. New York vit naître le mouvement des Fils de la Liberté qui contestaient la présence coloniale anglaise[47]. Pendant cinq ans, New York boycotta les produits de la métropole[50] et il y eut même une escarmouche en janvier 1770[51]. Au printemps 1773, le Parlement britannique adopta une nouvelle loi créant une taxe, le Tea Act. Là encore, l'objectif était de compenser d'éventuelles pertes, en cas de baisse importante du prix du thé[52]. Comme en 1765, New York s'embrasa et connut des évènements semblables à la Boston Tea Party[51],[53]. Les évènements d'Amérique suscitaient l'enthousiasme en métropole, en particulier en Écosse et en Irlande. Ainsi, l'immigration écossaise et irlandaise augmenta fortement dans les années précédant la Guerre d'indépendance. La population de New York passa de 13 000 habitants environ en 1756 à près de 25 000 en 1776[54]. Le général George Washington, qui avait participé à la Guerre de Sept Ans, pris la tête de l'Armée continentale au début de la Guerre d'indépendance et envoya le général Charles Lee pour évaluer les défenses de la ville, étant persuadé qu'elle serait envahie[55],[56]. Il s'efforça ensuite de renforcer les fortifications[51]. Mais les insurgés américains furent battus à la bataille de Long Island et un quart de la ville fut réduit en cendres lors d'un incendie[57],[58]. La ville resta aux mains des Britanniques jusqu'à la fin de la Guerre d'indépendance[51],[59], étant le seul territoire encore occupé après la bataille de Yorktown[60]. La ville est évacuée par les troupes britanniques le 25 novembre 1783[61]. La plupart des habitants retournèrent à New York, y compris certains loyalistes. La population continua de croître, mais l'immigration fut beaucoup moins importante jusqu'à la fin des Guerres napoléoniennes[62].

Croissance de la ville (1783-1900)  Le port de New York en 1848.

En 1785, le Congrès continental s'installa à New York, qui fit dès lors office de capitale provisoire des États-Unis[42]. Mais, sous la pression de Thomas Jefferson, le Congrès déménagea à Philadelphie cinq ans plus tard[42],[63]. En 1789, le premier président des États-Unis, George Washington, prêta serment sur la Bible au balcon du Federal Hall National Memorial dans le sud de Manhattan.

À partir des années 1790, la ville de New York connut une importante croissance démographique et devint la plus peuplée des États-Unis en 1820[64]. New York comptait 124 000 habitants contre 62 000 pour Philadelphie et environ 41 500 pour Boston[65]. En 1811, le Commissioners' Plan imposa le plan hippodamien pour le développement de la ville. Les premiers quartiers ethniques de New York sont créés après la Guerre anglo-américaine de 1812[66].

À la suite des épidémies de choléra, la municipalité décida de porter ses efforts sur l'adduction d'eau et les égouts : un service des égouts fut fondé en 1849[67] et des bains publics furent ouverts dans les années 1850. Cependant, la collecte des ordures ne commença qu'en 1895[68]. Un aqueduc fut mis en chantier en 1842 afin d'apporter l'eau de la rivière Croton[64]. Au milieu du siècle, le Central Park fut aménagé au cœur de Manhattan. Plusieurs bâtiments publics de style néoclassique sortirent de terre. En 1898, la ville de New York est divisée en cinq arrondissements (boroughs) : Manhattan, Brooklyn, Bronx, Queens et Staten Island.

Avec le développement des transports en commun et de l'industrie, l'agglomération new-yorkaise s'agrandit rapidement dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les New-Yorkais les plus pauvres s'entassèrent dans des appartements étroits et insalubres appelés tenements[69],[70],[71],[72]: en 1890, un million d'habitants vivent dans 37 316 de ces logements[64]. Les classes moyennes s'implantèrent dans les banlieues. En juillet 1834, les débats autour de la question de l'esclavage dégénèrent en émeute. Pendant deux jours, des maisons de militants de la cause abolitionniste sont assaillies et pillées, ainsi qu'une église noire brûlée. Un nombre indéterminé de Noirs sont également battus à mort[73].

 Affrontements entre les émeutiers et les militaires pendant les Draft Riots (1863).

Au milieu du XIXe siècle, plus de la moitié des New-Yorkais étaient nés à l'étranger[74]; entre 1820 et 1890, plus de dix millions d'immigrants, essentiellement irlandais, allemands et italiens s'installèrent dans la métropole, fuyant la crise économique et les persécutions qui avaient lieu en Europe[74]. Des quartiers « ethniques » se constituèrent à Manhattan et chaque communauté développa ses réseaux d'entraide, ses associations et ses journaux. Les Allemands s'installent dans le quartier appelé « Little Germany », dans le sud-est de Manhattan ; au milieu du XIXe siècle, New York est, après Berlin et Vienne, la troisième plus importante ville germanophone du monde avec 600 000 immigrés allemands[75]. Les tensions entre ces communautés dégénèrent parfois en émeutes : celles de 1871 entre catholiques et orangistes se soldèrent par 65 morts[76]. Mais les émeutes les plus graves de l'histoire de New York furent liées à la guerre de Sécession : les Draft Riots de 1863 firent une centaine de morts[76].

Le développement économique de New York fut facilité par la modernisation et l'extension des réseaux de transport : le canal Champlain (1823) et le canal Érié (1825)[64] reliaient New York à son arrière-pays et aux Grands Lacs. Les liaisons ferroviaires se multiplièrent à partir des années 1830[77] et Grand Central devint la principale gare de New York dans les années 1870. Sur la mer, les lignes transatlantiques reliaient New York à l'Europe par les paquebots. Candidat fédéraliste à la présidentielle de 1812, le gouverneur DeWitt Clinton a obtenu que des obligations de l'État de New York financent le Canal Erié, un coup de pouce à Wall Street. En 1860, New York comptait 600 000 habitants et devenait la quatrième ville la plus peuplée du monde[78].

 Statue de la Liberté.

Le port devient le premier du pays ; les installations durent s'agrandir dans les années 1850-1860, notamment à Brooklyn et au New Jersey. Les premières jetées maçonnées (les Piers) apparurent dans les années 1870[79]. En 1900, le port de New York était le premier du monde[80].

Avec la révolution industrielle, les usines, les manufactures et les ateliers furent de plus en plus nombreux. La place fit rapidement défaut sur l'île et de nombreuses industries s'implantèrent dans les quartiers périphériques. Les principales activités de l'agglomération étaient alors liées au secteur agroalimentaire, au textile (filatures, ateliers de confection), aux constructions navales et à l'imprimerie[81]. Vers 1900, New York était la ville industrielle la plus importante des États-Unis[82]. En 1874, une manifestation rassemblant des milliers de chômeurs, pourtant officiellement autorisée, est brutalement dispersée par la police[73].

C'est également au XIXe siècle que New York se positionna comme premier centre des affaires du pays : la vocation financière de la métropole se développa avec la création de la Bank of New York en 1784 et l'ouverture de la bourse en 1792. Plus tard, des bourses spécialisées furent fondées (bourse aux grains en 1850, au coton en 1868)[83]. L'indice boursier du Dow Jones fut créé en 1896[64]. Les grandes enseignes telles que Macy's et Bloomingdale's virent le jour dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Broadway devint l'artère commerçante de la ville.

En juillet 1863, la ville connaît des émeutes très dures provoquées par l'instauration de la conscription. Environ 3 000 personnes sont tuées[84].

New York, métropole mondiale (1900-1945) Une traversée de New York en 1911.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, la ville devint un centre d'envergure internationale. La croissance urbaine nécessita toujours plus d'investissements dans les transports. Ainsi, l'Interborough Rapid Transit, la première compagnie de métro, vit le jour en 1904. En 1913, la principale gare, Grand Central Terminal, fut reconstruite. La densification du trafic automobile amena la municipalité à penser un nouveau plan d'urbanisme et à relier Manhattan par de nouvelles infrastructures : ponts, tunnels (Holland Tunnel) et voies rapides (parkways).

Avec la multiplication des sièges sociaux d'entreprises et le manque de place, les gratte-ciel se multiplièrent dans deux quartiers : le Sud de Manhattan et Midtown. En 1929, New York compte déjà 188 immeubles de plus de 20 étages[85]. Le Chrysler Building et l'Empire State Building deviennent des symboles de la modernité new-yorkaise dans l'entre-deux-guerres.

Le problème du logement subsistait à New York : 40 000 tenements (« immeubles de logement ») furent détruits dans les années 1920[86] et des logements sociaux furent construits. La Grande Dépression des années 1930 jeta à la rue des milliers de New-Yorkais. La loi Wagner-Steagall de 1937 permit la construction de grands ensembles[87].

 La foule se presse devant la bourse le jour du krach de 1929, marquant le début de la Grande Dépression.

New York, en particulier Ellis Island où transitèrent 16 millions de personnes[88], resta pendant plusieurs décennies la principale porte d'entrée des immigrants aux États-Unis. Dans la première moitié du XXe siècle, ces derniers venaient d'Europe orientale et méditerranéenne. Les Afro-Américains affluèrent également du Sud du pays et se concentrèrent dans des quartiers comme Harlem. Après la Seconde Guerre mondiale, l'immigration changea de nouveau pour venir d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique.

New York devint par ailleurs un centre culturel d'importance mondiale. Ce rôle s'amplifia vers la fin des années 1930 avec l'afflux de réfugiés européens, qui comportaient de nombreux intellectuels, musiciens et artistes. Les quartiers de Greenwich Village et de Harlem devinrent les principaux lieux de création artistique et littéraire. Avec l'Armory Show (1913) puis l'ouverture du Museum of Modern Art (1929), du Whitney Museum of American Art (1931) et du musée Solomon R. Guggenheim (1937), New York devint l'une des capitales mondiales de l'art moderne[89]. Malgré la concurrence de Los Angeles, New York resta jusqu'en 1945 un centre cinématographique majeur : elle exerçait le contrôle financier de l'industrie du 7e art, produisait des films dans ses studios et possédait de très nombreuses salles de projection[90]. Les nouveaux médias se développèrent dans la cité : tabloïds, chaînes de radio (CBS et NBC).

 Le sud de Manhattan en 1931.

En 1919, New York fut secouée par des grèves massives[91]. Le 16 septembre 1920, un attentat à la bombe souffla les bureaux du siège de la compagnie J.P. Morgan à Wall Street, faisant 38 morts et 200 blessés[92]. Les années 1920 furent également marquées par la prohibition, avec l'ouverture des speakeasies. La « Grosse Pomme » n'échappa pas à la Grande Dépression économique des années 1930. C'est d'ailleurs à la bourse de Wall Street que se manifesta le krach de 1929, le plus violent de l'histoire boursière mondiale, qui donna lieu à une crise mondiale. Le chômage et la misère augmentèrent rapidement et des bidonvilles se développèrent[93].

Dans les années 1940, une grande partie des institutions politiques et judiciaires de New York tombent sous la coupe du chef mafieux Frank Costello. L'appartement de celui-ci devient le lieu de rencontre des plus éminents magistrats et hommes politiques de la ville, parmi lesquels William O'Dwyer, qui devient maire de New York en 1945. Frank Costello distribue des pots-de-vin en fonction des hiérarchies : de 2 dollars pour un policier de base effectuant une ronde à 6 500 dollars pour un inspecteur-chef. En 1949, le président du conseil d'arrondissement de Manhattan reconnaissait que si Costello le convoquait, il se rendrait aussitôt à la convocation[94].

Difficultés et rayonnement (1945-2010)  L'Unisphere, l'un des symboles de la foire internationale de New York 1964-1965.

Après la Seconde Guerre mondiale, New York connut cependant un relatif déclin, perdit de ses habitants, et son tissu industriel commença à vieillir. La crise des années 1960-1970 engendra des friches industrielles dans le Bronx et Queens. Ainsi, le chantier naval Navy Yard ferma ses portes en 1966. Entre 1953 et 1992, New York perdit quelque 700 000 emplois industriels[95],[96]. La place du port de New York recule. En revanche, la ville affermit sa position mondiale avec l'installation des institutions permanentes de l'ONU. L'exposition universelle de la foire internationale de New York 1964-1965 attira des millions de visiteurs.

New York s'affirma comme capitale de l'expressionnisme abstrait, rivalisant avec Londres sur le marché de l'art. La contre-culture s'épanouit à New York dans les lettres et les arts. L'Off-off Broadway proposait une alternative au théâtre commercial[97]. Le Pop art dénonçait la société de consommation. Frank Stella expérimenta le minimalisme et Christo proposa aux New-Yorkais des œuvres éphémères. Les fresques murales se multiplièrent sur les murs de la ville. La culture de la rue (graffiti, hip-hop) prit son essor dans les années 1980. Cependant, New York se vit de plus en plus concurrencée par d'autres pôles dans le pays, en particulier ceux de la Sun Belt (Los Angeles, San Francisco).

Les années 1960 furent aussi marquées par des tensions raciales, et New York s'imposa rapidement comme un lieu clé du mouvement américain des droits civiques. Parmi les événements les plus marquants du mouvement, on peut citer les émeutes de juillet 1964 et les diverses manifestations sociales (grèves des transports en 1966, manifestations contre la guerre du Viêt Nam). La municipalité confia à Robert Moses le soin de détruire les taudis, de rénover certains blocs et de construire des logements sociaux. En 1968, Harlem connut de nouvelles émeutes à la suite de l'assassinat de Martin Luther King.

Entre 1940 et 1990, Manhattan perdit 500 000 habitants, Brooklyn 400 000 et le Bronx 300 000[98]. Cependant, les banlieues résidentielles continuèrent de s'étendre grâce au réseau autoroutier et à la construction de nouveaux ponts tel le pont Verrazzano-Narrows en 1964.

 Le nouveau visage du quartier de Financial District dans le sud de Manhattan, endroit où eurent lieu les attentats du 11 septembre 2001, avec au centre de la photo le One World Trade Center qui est devenu le plus haut gratte-ciel du pays avec ses 541 mètres (antenne comprise).

Les années 1970 sont souvent considérées comme le point bas de l'histoire de New York, en raison des taux de criminalité élevés assortis de divers désordres sociaux qui débutèrent dès les années 1960, en particulier avec les émeutes de Stonewall en 1969. Dans un contexte de stagflation aux États-Unis et de maintien en parallèle de dépenses sociales élevées à New York, les dépenses de la municipalité explosèrent, conduisant l'État fédéral à se désengager[99]. Finalement, en 1975, le président Gerald Ford autorisa le Trésor américain à injecter 2,3 milliards de dollars par an dans le budget municipal pour sauver la ville de la banqueroute[96]. Par la suite, la désindustrialisation et le déclin démographique poussèrent la ville au bord de la faillite[89]. De nombreuses infrastructures urbaines furent laissées à l'abandon, faute de subventions. Parallèlement, l'immense World Trade Center fut inauguré au cours d'une cérémonie grandiose en 1973. Plusieurs quartiers s'enfoncèrent alors dans la criminalité et la drogue, comme Harlem ou South Bronx. Le phénomène s'accompagna même d'une chute brutale de la population.

Le rebond de Wall Street, dans les années 1980, malgré le krach de 1987, permit à New York de retrouver son rôle de leader dans la sphère économique et financière mondiale et l'équilibre budgétaire de la ville fut rétabli en 1981[100]. Au début des années 1990, New York dépassa Londres pour les activités financières et bancaires[96].

Les années 1990 furent marquées à New York par un premier attentat terroriste contre le World Trade Center (1993). En l'espace de quelques années, le maire Rudy Giuliani parvint à faire de la Big Apple une ville sûre et attractive pour les investisseurs. Il lutta contre la délinquance (politique de la « tolérance zéro », réformes de la police), les mafias familiales dans les quartiers sensibles et contre les délits d'initiés à Wall Street[101]. La gentrification de certains quartiers (Harlem, East Village, et Williamsburg, par exemple) et l'implantation d'industries de pointe dans la Silicon Alley marquent le renouveau de la métropole.

New York fut frappée par les attentats du 11 septembre 2001 qui firent près de trois mille morts, des centaines de blessés et des dégâts considérables dans le quartier de Financial District. Le site du World Trade Center est encore en cours de reconstruction en 2020. À partir de 2007, la capitale mondiale de la finance subit la crise des subprimes. Deux événements survenant au troisième trimestre 2008 symbolisent à eux seuls l'impact de la tempête financière sur la ville : la faillite de Lehman Brothers et le scandale Madoff.

Symboles et surnoms

Le drapeau de New York porte les mêmes couleurs (sur des barres aux dimensions égales) que le drapeau des Provinces-Unies tel qu'il était utilisé en 1625, l'année où Manhattan fut colonisée. En son centre est reproduit, en bleu, le sceau de la ville. Sur ce dernier figurent plusieurs éléments symboliques : l'aigle représente l'État de New York. L'Amérindien évoque les premiers habitants de la région, tandis que le marin évoque les colons : leur évocation conjointe suggère l'idée d'une union entre les deux peuples. Le castor fait référence à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Le baril et la fleur font référence aux premiers temps de l'industrie new-yorkaise. Le moulin à vent est un rappel de l'histoire néerlandaise de New York. Quant à Eboracum, c'était le nom de la ville d'York à l'époque romaine[102].

En reportage à La Nouvelle-Orléans, John J. Fitz Gerald[103] entendit les valets d'écurie appeler les champs de course de New York « the Big Apple » (dans le sens the big apple = the biggest bet = le plus grand pari[104]). L'expression lui plut et il donna comme titre à sa chronique Around the Big Apple. Dix ans plus tard, de nombreux musiciens de jazz commencèrent à utiliser l'expression de Big Apple pour désigner New York, et plus particulièrement le quartier de Harlem (à Manhattan), considéré comme la capitale mondiale du jazz. Ils disaient qu'il y avait beaucoup de pommes sur les arbres du succès, mais que, quand vous choisissiez New York City, vous choisissiez LA grosse pomme. En 1971, cette expression prit toute son ampleur grâce à Charles Gillett (président du NY Convention and Visitors Bureau) qui lança une campagne publicitaire sur le thème de la Big Apple. Celle-ci fut relayée par l'agence BBH London[105] qui lança cette expression en Angleterre. Depuis, cette expression est devenue courante. 35 % des Anglais[106] affirment même qu'elle est typiquement anglaise et non d'origine américaine.

 Vue panoramique de Lower Manhattan, à partir de Liberty Island, île sur laquelle se trouve la statue de la Liberté au sud de Manhattan.

« New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C’est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe. »

— Le Corbusier, 1937.

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