Fushimi Inari-taisha

伏見稲荷大社

( Fushimi Inari-taisha )

Le Fushimi Inari-taisha (伏見稲荷大社) est le sanctuaire principal de la déesse (kami) Inari et est situé dans le district de Fushimi-ku à Kyoto au Japon.

Pour les shintoïstes, la kami Inari s'installe en 711 à Mitsugamine, Inariyama, dans le district Kii de la province Yamashiro. En 827, la cour impériale attribue au sanctuaire le 5e rang junior, rang destiné aux divinité mineures.

En 927, le Fushimi Inari-taisha est enregistré dans l’Engishiki jinmyocho, une liste recensant les sanctuaires à travers le Japon.

En 942, le sanctuaire est élevé au plus haut rang de sanctuaire shinto.

Le sanctuaire fut placé sous patronage impérial au début de l'époque Heian (794-1185)[1]. En 965, l'empereur Murakami décréta que les messagers des maisons impériales (heihaku gushinshi ou heihakushi) porteraient des retranscriptions écrites des événements importants aux kamis gardiens du Japon en guise d'offrandes heihaku (幣帛?)[2]) dans les sanctuaires. Ces offrandes furent présentées à seize sanctuaires, dont celui d'Inari[3].

En 1871, le sanctuaire est désigné kanpei-taisha : grand sanctuaire sous contrôle du département des cultes du nouveau gouvernement Meiji.

En 1909, le sanctuaire principal est déclaré trésor national (connu aujourd'hui sous le nom de « propriété culturelle majeure »).

En 2011, les mille trois cents ans du sanctuaire furent célébrés.

Structures
 
Torii du sanctuaire d'Inari et lanterne.

Si les premières structures datent de 711 sur la colline Inariyama (sud-ouest de Kyoto), le sanctuaire fut relocalisé en 817 à la demande du moine Kūkai.

Au pied de la colline se trouve l'entrée principale rōmon (楼門?, « porte de la tour ») et le sanctuaire principal (御本殿, go-honden?). Derrière ces structures principales, au cœur de la montagne, se situent les sanctuaires intérieurs accessibles par un chemin traversant des milliers de toriis. Au sommet de la montagne, on trouve des dizaines de milliers de monticules (, tsuka?) destinés au culte privé.

Senbon torii

L'élément principal de ce grand sanctuaire est la colonne de toriis appelée Senbon torii. Dix mille toriis sont disposés le long du chemin principal. Ces toriis ont été donnés aux sanctuaires par des particuliers ou des entreprises, selon une coutume apparue lors de la période Edo (1603-1868) afin d'obtenir la réalisation de souhaits ou en guise de remerciement pour des souhaits réalisés.

Destructions et reconstructions

Au cours de l'histoire, le sanctuaire fut détruit et reconstruit plusieurs fois[4] :

908 : Fujiwara Tokihira répare le sanctuaire 1468 : destruction du sanctuaire par un incendie pendant l'attaque de Yamana Mochitoyo, Hatakeyama Yoshinari, Shiba Yoshikado, Ouchi Masahiro sur Honekawa Doken
 
Kitsune, messager d'Inari
1499 : reconstruction des bâtiments du sanctuaire 1589 : construction de la porte principale 1694 : reconstruction des bâtiments du sanctuaire
(en) « A Brief History of Fushimi Inari Taisha, Kyoto’s Most Important Shrine », sur theculturetrip.com, 20 février 2017 (consulté le 26 juillet 2019). (en) Suzuki Kentarō, « Heihaku », sur eos.kokugakuin.ac.jp, 7 juillet 2015 (consulté le 6 juillet 2019). (en) Richard Ponsonby-Fane, Studies in Shinto and Shrines, 1962, p. 116-117. (en) « History | Fushimi Inari Taisha », sur inari.jp (consulté le 26 juillet 2019).
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