Chah-e-Zindeh (en ouzbek : Shohizinda ; en persan : شاه زنده, ce qui signifie « Le roi vivant »), ou Shah-i-Zinda, est un ensemble de mausolées et de mosquées, notamment construits au XIVe et XVe siècles, situé au nord-est de Samarcande en Ouzbékistan. Le site se trouve au sud de la nécropole qui occupe la partie méridionale de la colline d'Afrosyab et qui comprend plusieurs cimetières, dont un cimetière juif et des mausolées plus récents, parmi lesquels figure celui d'Islam Karimov.

Les plus anciens édifices datent du XIe siècle, les plus renommés étant les mausolées de Touman Aka (1405) et de Koutloug Aka (1361), deux des épouses de Tamerlan. Les façades des portails sont généralement richement décorées : céramiques émaillées et sculptées, briques émaillées, inscriptions calligraphiques en arabe et en persan, dessins floraux et géométriques.

Depuis 2021, cet ensem...Lire la suite

Chah-e-Zindeh (en ouzbek : Shohizinda ; en persan : شاه زنده, ce qui signifie « Le roi vivant »), ou Shah-i-Zinda, est un ensemble de mausolées et de mosquées, notamment construits au XIVe et XVe siècles, situé au nord-est de Samarcande en Ouzbékistan. Le site se trouve au sud de la nécropole qui occupe la partie méridionale de la colline d'Afrosyab et qui comprend plusieurs cimetières, dont un cimetière juif et des mausolées plus récents, parmi lesquels figure celui d'Islam Karimov.

Les plus anciens édifices datent du XIe siècle, les plus renommés étant les mausolées de Touman Aka (1405) et de Koutloug Aka (1361), deux des épouses de Tamerlan. Les façades des portails sont généralement richement décorées : céramiques émaillées et sculptées, briques émaillées, inscriptions calligraphiques en arabe et en persan, dessins floraux et géométriques.

Depuis 2021, cet ensemble est intégré au périmètre de la zone archéologique d'Afrosyab, élément du site Samarkand, carrefour de cultures, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Dans ce secteur, en périphérie de la cité d'Afrosyab, un ancien souverain devenu "seigneur de l'au-delà" et roi vivant, fut peut être honoré par des populations sogdiennes[1].

L'islamisation du site est ensuite faite par l'intermédiaire de Koussam Ibn Abbas, cousin de Mahomet, dont l'hagiographie veut qu'il ait subi ici le martyr de zoroastriens mécontents de le voir convertir leurs coreligionnaires[1].

Des personnalités importantes se firent ensuite inhumées auprès du tombeau de ce saint personnage, afin de bénéficier de sa bénédiction.

A l’exception de la sépulture de Koussam Ibn Abbas, le site ne fut pas épargné par les invasions mongoles même si, aujourd'hui encore, les restes d'une mosquée du XIe siècle sont visibles[1].

Si l'on en croit Ibn Battouta, en 1333, « les habitants de Samarcande y viennent le soir, chaque dimanche et chaque jeudi, de même que les Tatars, qui apportent des offrandes votives [...] le tout au bénéfice de l'hospice et de la sainte sépulture »[réf. nécessaire].

La nouvelle aristocratie timouride édifie, à son tour, des mausolées sur ce site, souvent sur les ruines d'anciens monuments[1]. En 1435, Ulugh Beg fait bâtir une entrée monumentale donnant sur l'escalier du paradis autour duquel s'organise les différents tombeaux[réf. nécessaire].

En 1813, une medersa est construite[réf. nécessaire].

A l'époque soviétique, le site est transformé en musée de l'athéisme[1]. Il retrouvera pèlerins (et touristes) après l'indépendance de l'Ouzbékistan.

↑ a b c d et e MacLeod, Calum, Ouzbekistan, Samarcande, Boukhara, Khiva, Genève, Editions Olizane, 2019, 253 p. (ISBN 978-2-88086-490-3), p. 181
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