Aigues-Mortes

Aigues-Mortes, en occitan Aigas Mòrtas, est une commune française de Petite Camargue, située à la pointe sud du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, le canal du Rhône à Sète, Canal le Vistre et par deux autres cours d'eau. Incluse dans la Camargue (delta du Rhône), la commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (la « Petite Camargue », l'« étang de Mauguio » et la « petite Camargue laguno-marine »), quatre espaces protégés (le « bois du Boucanet », la « Camargue Gardoise », l'« étang de l'Or » et la Petite Camargue) et douze zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Aigues-Mortes est une commune urbaine et littorale qui compte 8 685 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'unité urbaine d'Aigues-Mortes et fait partie de l'aire d'attractio...Lire la suite

Aigues-Mortes, en occitan Aigas Mòrtas, est une commune française de Petite Camargue, située à la pointe sud du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, le canal du Rhône à Sète, Canal le Vistre et par deux autres cours d'eau. Incluse dans la Camargue (delta du Rhône), la commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (la « Petite Camargue », l'« étang de Mauguio » et la « petite Camargue laguno-marine »), quatre espaces protégés (le « bois du Boucanet », la « Camargue Gardoise », l'« étang de l'Or » et la Petite Camargue) et douze zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Aigues-Mortes est une commune urbaine et littorale qui compte 8 685 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'unité urbaine d'Aigues-Mortes et fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi. Ses habitants sont appelés les Aigues-Mortais ou Aigues-Mortaises.

Elle est renommée pour ses remparts et ses arènes, appelées le Plan des Théâtres et destinées aux courses camarguaises, et est également tristement célèbre à la suite du massacre des Italiens ayant eu lieu en août 1893. Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'Hôtel de Grailhe, classé en 1994, la chapelle du château de Roquelaure, classée en 2007, et quatre maisons, inscrites respectivement en 1903, 1949 et 1993.

Les Salins d'Aigues-Mortes qui exploitent le marais de Peccais, emblématique de la production du sel camarguais, se trouvent également sur le territoire de la commune.

Les remparts d'Aigues-Mortes ont été construits par Saint Louis. En effet, dès le début de son règne, Louis IX souhaite se doter d'un débouché sur la Méditerranée ; c'est dans ce contexte qu'il fait construire le port d'Aigues-Mortes.

Antiquité

Un Romain du nom de Peccius aménage les premiers marais salins et donne son nom au marais du Peccais[1]. L'exploitation du sel avait commencé dès le Néolithique et s'était continuée à la période hellénistique, mais l'exploitation antique des salins n'a donné lieu à aucune découverte archéologique majeure et il est prévisible que ces vestiges aient été détruits par les installations des salins modernes[2].

Moyen Âge

En 791, Charlemagne fait ériger la tour Matafère, au milieu des marécages, pour la sûreté des pêcheurs et des ouvriers des salins. Certains avancent que la signalisation et la transmission des nouvelles n’étaient pas étrangères à l’édification de cette tour destinée à donner l’alerte, en cas d’arrivée d’une flotte, à la tour Magne, à Nîmes. La vocation de cette tour passe du plan guerrier au plan spirituel quand Charlemagne l’octroie à l’abbaye de bénédictins, consacrés à l’Opus Dei (l'œuvre de Dieu) et dont les incessantes psalmodies, de jour comme de nuit, font désigner leur couvent du titre de Psalmody ou Psalmodi. Ce couvent existe en 812, comme le confirme un acte de dotation faite par le Nîmois Badila à l’abbaye[3]. À cette époque, les habitants, qui vivent dans des cabanes en roseaux, tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse et de la production du sel produit dans différents petits marais salants en bordure de mer. La région est alors sous la domination des moines de l'abbaye de Psalmody.

En 1240, Louis IX, qui veut se débarrasser de l'emprise des marines italiennes pour le transport des troupes pour les croisades, s'intéresse à la position stratégique que représente ce lieu pour son royaume. À cette époque, Marseille appartient à son frère Charles d'Anjou, comte de Provence, Agde à Raymond VII, comte de Toulouse, et Montpellier à Jacques Ier, roi d'Aragon. Saint Louis souhaite un accès direct à la mer Méditerranée. Il obtint des moines de l'abbaye de Psalmody la ville et les terres alentour par échange de propriétés. Les habitants sont exemptés de la gabelle, impôt prélevé sur le sel qu'ils peuvent prendre sans contrainte[4]. Il construit une route entre les marais et y bâtit la tour Carbonnière pour servir de tour de guet et ainsi protéger l'accès à la ville. Saint Louis construit ensuite la tour de Constance pour abriter sa garnison. En 1272, le fils et successeur de Louis IX, Philippe le Hardi, ordonne la poursuite de la construction de remparts pour ceinturer complètement la petite ville. Les travaux ne s’achèveront que trente ans plus tard grâce à Philippe le Bel.

C'est de cette ville que Louis IX part par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie, du typhus voire de scorbut selon les historiens. 1270 constitue à tort, pour beaucoup d'historiens, la dernière étape d'un processus engagé à la fin du XIe siècle. Le jugement est hâtif car le transfert de croisés ou de mercenaires à partir du port d'Aigues-Mortes a continué. L'ordonnance donnée en 1275 au chevalier Guillaume de Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Grégoire X après le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort à Saint-Jean-d'Acre en Orient, démontre que l'activité maritime y perdure toujours en vue d'une neuvième croisade qui n'aura jamais lieu[5]. De ce fait de 1270 découle la croyance populaire voulant que la mer atteigne Aigues-Mortes à cette époque. En fait, comme le confirment les études de l'ingénieur Charles Léon Dombre, l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait le port proprement dit, qui se trouvait dans l'étang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer. C'est approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite aujourd'hui La Grande-Motte.

Au début du XIVe siècle, Philippe le Bel utilisa le site fortifié pour y incarcérer les Templiers. Entre le 8 et le 11 novembre 1307, quarante-cinq d'entre eux furent mis à la question, reconnus coupables et retenus prisonniers dans la tour de Constance[6].

Louis IX sur une nef, au départ d'Aigues-Mortes, lors de la septième croisade. 
Louis IX sur une nef, au départ d'Aigues-Mortes, lors de la septième croisade.
Plan d'Aigues-Mortes et de ses accès à la mer. 
Plan d'Aigues-Mortes et de ses accès à la mer.
Plan d'Aigues-Mortes. 
Plan d'Aigues-Mortes.
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse. 
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse.
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse. 
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse.
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse. 
Raoul Berthelé. Enceinte médiévale d'Aigues-Mortes. Archives municipales de Toulouse.
Acte de résiliation[7]. 
Acte de résiliation[7].
Époque moderne

Au début du XVe siècle, d'importants travaux sont entrepris pour faciliter l'accès d'Aigues-Mortes à la mer. L'ancien Grau-Louis, creusé pour les croisades, est remplacé par le Grau-de-la-Croisette et un port est creusé à l'aplomb de la Tour de Constance. Celui-ci perd son importance, dès 1481, lorsque la Provence et Marseille sont rattachés au royaume de France. Seule l'exploitation du sel du marais de Peccais incite François Ier, en 1532, à faire relier les salins d'Aigues-Mortes à la mer. Mais ce chenal, dit Grau-Henri, s'ensable à son tour. L'ouverture, en 1752, du Grau-du-Roi résout pour un temps le problème. Celui-ci trouve enfin une solution, en 1806, en transformant Aigues-Mortes en port fluvial grâce au canal du Rhône à Sète[8] (qui débouche dans l'étang de Thau dans la partie territoriale frontignanaise).

Aigues-Mortes conserve encore ses privilèges accordés par les rois[9].

La Réforme est prêchée dans la ville au XVIe siècle comme l'attestent l’arrestation et la pendaison à Aigues-Mortes, en 1560, du pasteur Hélie Boisset, date qui marque le début d'une période troublée. Peu après la Saint Barthélémy (24 août 1572), des huguenots venus des environs font sauter les portes de la ville, y pénètrent et attaquent les églises et couvents. Les ecclésiastiques doivent trouver refuge dans la Tour de la Reine[10].

L'Édit de Beaulieu, qui met fin en 1576 à la cinquième guerre de Religion, désigne Aigues-Mortes comme l’une des huit places de sûreté accordées aux calvinistes, ce qui sera confirmé par la paix de Bergerac en 1577 et par un édit royal en 1597[10]. Antoine Du Pleix, baron de Lèques est gouverneur d'Aigues-Mortes. Sa fille, Madeleine Du Pleix, s'est mariée à Marsillargues, le 6 septembre 1587, avec Abdias de Chaumont, seigneur de Bertichères, huguenot ayant servi dans la campagne de 1570 d'Henri de Navarre. En 1596, Antoine Du Pleix abandonne sa charge à son gendre Bertichères, lequel conçoit alors de se rendre indépendant dans cette place proche des salines de Peccais. À cette époque, la tour Carbonnière est défendue par 16 soldats, le fort de Peccais, par 18, et Aigues-Mortes, par 127. Ces soldats sont payés par les trésoriers généraux de l'extraordinaire des guerres et inscrits dans l'état mensuel pour 616 écus et 40 sols. Le paiement difficile des soldes va amener une rupture entre Bertichères et Sully. En 1597, l'attitude de Bertichères vis-à-vis d'Henri IV devient factieuse. Henri IV demande à Antoine Du Pleix de reprendre à son gendre la place d'Aigues-Mortes, mais Du Pleix meurt. En octobre 1597, le roi ordonne à Mathieu de Goudin, gouverneur et viguier d'Uzès, de reprendre la place d'Aigues-Mortes à Bertichères sans qu'il y ait d'exactions dans la ville. Henri IV écrit aussi aux églises réformées du Languedoc pour leur confirmer que ce changement ne modifie en rien la position d'Aigues-Mortes comme place de sûreté protestante. Après avoir assuré les consuls d'Aigues-Mortes de leurs privilèges, Goudin se décide à attaquer le fort et la ville en février 1598. Les soldats de Bertichères se défendent, mais Aigues-Mortes est reprise. Bertichères se retire au château de Sommières. Pour remercier les consuls et les habitants d'Aigues-Mortes dans la reprise de la ville, Henri IV accorde, le 27 janvier 1599, l'office de lieutenant de viguier au premier consul de la ville. Après ces évènements, Bertichères continue sa vie de factieux[11].

Le 4 septembre 1607, c´est un grand protestant qui est nommé gouverneur d'Aigues-Mortes et de la tour Carbonnière : Jean d'Harambure dit « le Borgne », commandant des chevau-légers du roi Henri IV et ancien gouverneur de Vendôme. Pour ce faire, il doit prêter serment entre les mains du connétable Henri de Montmorency, alors gouverneur du Languedoc. Mais celui-ci, catholique, soutient le rival Adrien de Chanmont, seigneur de Berichère. Le conflit dure jusqu'en 1612, mais Harambure, soutenu par les pasteurs du Bas-Languedoc et par les habitants, finit par l'emporter, d'autant qu'il bénéficie de l'appui personnel de la reine. (BN L. K7 50) Le 27 février 1615, Harambure démissionne en faveur de son fils Jean d´Harambure, mais le roi Louis XIII le rétablit pour six ans. Le 27 juillet 1616, il quitte ses fonctions au profit de Gaspard de Coligny, non sans avoir obtenu un témoignage de reconnaissance des magistrats et consuls de la ville.

En 1629, la paix d'Alès consacre le retour d'Aigues-Mortes au pouvoir catholique. En 1685, la révocation de l’Édit de Nantes, point culminant de la répression religieuse qui s'intensifie au cours du XVIIe siècle, conduit la plupart des protestants de la ville à se déclarer catholiques ou à s'exiler[10].

Époque contemporaine  Les Remparts d'Aigues-Mortes, vers 1843,
Alexandre-Gabriel Decamps,
musée du Louvre.

Pendant la Révolution française, la ville est appelée Port-Pelletier[12]. À cette époque, le port a failli disparaître en raison d'un envasement induit par l'intensification du labour dans le bassin versant, contemporain d'une reprise des défrichements des bois et forêts à la suite de l'abolition des privilèges. Le recul du couvert boisé a favorisé l'érosion des sols et, par suite, un apport plus important d'alluvions qui se déposent dans les ports de la région. Ainsi, en 1804 le préfet « M. de Barante père » écrivait-il dans un rapport[13] que « Les côtes de ce département sont plus exposées aux atterrissements[Note 1]... Les ports de Maguelonne et d'Aigues-Mortes et le vieux port de Cette n'ont plus d'existence que dans l'histoire » alerte-t-il ; « Un désir immodéré de recueillir a multiplié ces défrichements depuis 1790... L'avidité de jouir a dévoré en peu d'années la ressource de l'avenir ; les montagnes, ouvertes par la charrue, n'ont montré bientôt qu'un roc nu et stérile ; chaque sillon est devenu un ravin ; la terre végétale, entraînée par les orages, a été portée dans les rivières, et de là dans les parties inférieures, où elle sert chaque jour à l'atterrissement des parties les plus basses et les plus marécageuses »

Le massacre des Italiens (août 1893)  Massacre des saliniers italiens d'Aigues-Mortes.

La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connaît l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers.

Ceux-ci se partagent en trois catégories surnommées les « Ardéchois », paysans, pas forcément originaire d'Ardèche, qui laissent leur terre le temps de la saison, les « Piémontais » composés d'Italiens originaires de tout le nord de l'Italie et recrutés sur place par des chefs d'équipe, les chefs de colle, et les « trimards » composés en partie de vagabonds[14].

En raison du recrutement opéré par la Compagnie des Salins du Midi, les chefs de colle sont contraints de composer des équipes comprenant des Français et des Italiens[15]. Dès le début de la matinée du 16 août, une rixe éclate entre les deux communautés qui se transforme rapidement en lutte d'honneur[16]. Cette lutte est parfois considérée comme le [déclencheur du] plus grand pogrom de l'histoire contemporaine de la France[17],[18], représenté dans les journaux de l'époque comme Le Monde Illustré[19].

Malgré l'intervention du juge de paix et des gendarmes, la situation dégénère rapidement[20]. Certains trimards rejoignent Aigues-Mortes et y affirment que des Italiens ont tué des Aiguemortais, ce qui fait grossir leurs rangs de la population et des personnes qui n'ont pas réussi à se faire embaucher[20].

Un groupe d'Italiens est alors attaqué et doit se réfugier dans une boulangerie que les émeutiers veulent incendier. Le préfet fait appel à la troupe vers 4 heures du matin. Celle-ci n'arrive sur les lieux qu'à 18 heures, après le drame[21].

Dès le début de la matinée, la situation s'envenime. Les émeutiers se rendent dans les salins de Peccais où se trouvent le plus grand nombre d'Italiens que le capitaine des gendarmes Cabley essaie de protéger en promettant aux émeutiers de chasser les Italiens une fois raccompagnés à la gare d'Aigues-Mortes[22]. C'est durant le trajet que les Italiens assaillis par les émeutiers sont massacrés par une foule que les gendarmes ne réussissent pas à contenir. Il y a sept morts et une cinquantaine de blessés dont certains conserveront des séquelles à vie[23],[24], ce qui constitue le plus grand massacre d'immigrés de l'histoire contemporaine de la France mais aussi l'un des plus grands scandales de son histoire judiciaire[25] puisque aucune condamnation ne sera jamais prononcée.

L'affaire devient un enjeu diplomatique et la presse étrangère, dont celle transalpine, prend fait et cause pour les Italiens[26]. Des émeutes anti-françaises éclatent en Italie[27]. Un règlement diplomatique est trouvé et les parties sont indemnisées[28] alors que le maire nationaliste Marius Terras doit démissionner[29].

Une pièce de théâtre de Serge Valletti, Sale Août, se fonde sur ces événements tragiques.

XXe siècle

En 1940, après enquête de la préfecture du régime de Vichy, le préfet décide de suspendre le maire d’Aigues-Mortes, trop à gauche[30].

XXIe siècle

Le 4 août 2012, dans le quartier du Bosquet, un couple tire depuis sa voiture sur une dizaine de jeunes d'origine maghrébine, faisant un blessé léger. L'homme et la femme sont condamnés le surlendemain, respectivement; à quatre et deux ans de prison de ferme, provoquant, auprès d'une partie de la population, un élan de soutien vis-à-vis des condamnés, qui met en lumière la banalisation du racisme anti-Arabes et rappelle les incidents de 1893 dans la même ville[31],[32].

Le 25 avril 2014, à l'occasion du 800e anniversaire de la naissance de Louis IX, la ville d'Aigues-Mortes organise des cérémonies commémoratives auxquelles participe son descendant Louis de Bourbon, duc d'Anjou, ainsi que son épouse Marie-Marguerite. À cette occasion, le maire Pierre Mauméjean rappelle « l’amour et l’attachement réel des Aigues-Mortais pour le roi fondateur de la cité et leur reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour eux ». Il ajoute « combien Aigues-Mortes est fière et honorée de recevoir pour la deuxième fois l'homme (Louis de Bourbon) qui avait été fait citoyen de la ville, lors de la Saint Louis de 1992, par le maire de l'époque René Jeannot, présent ce jour »[33].

Le canal du Rhône à Sète traversant Aigues-Mortes. 
Le canal du Rhône à Sète traversant Aigues-Mortes.
Lettre de M. Fargeon, 1806. 
Lettre de M. Fargeon,
1806.
Le canal du Rhône à Sète, 1915. 
Le canal du Rhône à Sète,
1915.
Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 13. « Historique des recherches sur la commune d'Aigues-Mortes », sur archeologiepetitecamargue.culture.fr (consulté le 26 janvier 2015). « Aigues-mortes, le Sel de la vie » « VIIIe siècle »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur ot-aiguesmortes.fr (consulté le 26 janvier 2015). Gérard Noiriel, op. cit., p. 18. Ordonnance de Guillaume de Roussillon en 1275 - (Roger, La noblesse de France aux croisades, [Édition ? Date ?] p. 158; C. Rollat L'Affaire Guillaume de Roussillon dans la Tragédie Templière du Pilat à Aigues Mortes) 1274/1312. Michel Melot, Guide de la mer mystérieuse, Éd. Tchou et Éditions Maritimes et d'Outre-Mer, Paris, 1970, p. 714. Résiliation du marché de construction des remparts d’Aigues-mortes. Montpellier, 3 mars 1275. Archives nationales de France. « Aigues-Mortes sur le site Dimeli & Co », sur lidicel.free.fr (consulté le 26 janvier 2015). Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 5 juin 1470 sur Google Livres. ↑ a b et c « Les guerres de religions », sur ot-aiguesmortes.com (consulté le 8 avril 2022). Arthur de Cazenove, « L'entreprise d'Aiguesmortes », Mémoires de l'Académie de Nîmes, 7e série, t. 28,‎ 1905, p. 1-35 (lire en ligne). Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cassini Rapport de « M. de Barante père » cité par Antoine César Becquerel en 1865 dans Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique sur Google Livres', p. 54. Gérard Noiriel, op. cit., p. 33-43 ; voir aussi E. Barnabà, Mort aux Italiens, Toulouse, Editalie, 2013. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 51. Gérard Noiriel, op. cit., p. 53. Gérard Noiriel, Le massacre des italiens, Aigues-Mortes, 17 août 1893, Paris, Fayard, janvier 2010. Gérard Noiriel, De l’Aube Jusqu’à l’Aurore, Aigues-Mortes, 17 août 1893, Fayard (document de travail préalable à la publication), 2009, 29 p. (lire en ligne). Extrait : Mais les historiens de l’immigration connaissent Aigues-Mortes pour une autre raison. C’est ici que le 17 août 1893 a eu lieu le plus grand « pogrom » (au sens du dictionnaire : « émeute accompagnée de pillages et de meurtres, dirigée contre une communauté particulière»), de toute l’histoire contemporaine de la France. Ce jour-là, les ouvriers italiens travaillant dans les salins ont été littéralement massacrés par la population locale. Bilan : 9 morts et une cinquantaine de blessés, selon les autorités françaises. « Aigues Mortes - gravure publiée dans le Monde Illustré, 2 novembre 1893 »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur histoire-immigration.fr (consulté le 27 octobre 2014). ↑ a et b Gérard Noiriel « Le massacre des Italiens » Fayard 2010, p. 55. Gérard Noiriel, Le massacre des Italiens, Fayard, 2010, p. 56. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58. Une huitième victime meurt du tétanos un mois plus tard. Gérard Noiriel, op. cit., p. 58-63. Gérard Noiriel, op. cit., p. 121. Gérard Noiriel, op. cit., p. 134-136. Gérard Noiriel, op. cit., p. 139. Les ouvriers italiens d'une part, la France d'autre part pour les émeutes devant le palais Farnèse, siège de l'ambassade de France à Rome. Gérard Noiriel, op. cit., p. 149. Armand Cosson, « La Francisque et l’écharpe tricolore : Vichy et le pouvoir municipal en Languedoc », Annales du Midi, 1992, no 104-199-200, p. 295. «C’est pas les Arabes qui vont nous...», sur Libération.fr, 16 août 2012 (consulté le 3 mars 2019). « Le racisme anti-Arabes se banalise dans le Gard », Le Monde,‎ 16 août 2012 (lire en ligne, consulté le 3 mars 2019). « Aigues-Mortes : le prince Louis de Bourbon célèbre Saint Louis », Midi Libre,‎ 25 avril 2014 (lire en ligne, consulté le 8 juin 2014).


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