Parc national de Glacier

Glacier National Park (U.S.)

( Parc national de Glacier )

Le parc national de Glacier (en anglais : Glacier National Park) est un parc national américain situé dans l'État du Montana. Fondé en 1910 et d'une superficie de 4 101 km2, il est bordé au nord par les provinces canadiennes de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Le parc, qui est constitué de zones montagneuses abritant des dizaines de glaciers, des centaines de lacs et des milliers d'espèces animales et végétales, est l'un des écosystèmes les mieux préservés du pays. Il fait partie d'un écosystème protégé plus étendu (44 000 km2) nommé « Écosystème de la couronne du continent ». Avec le parc national canadien des Lacs-Waterton, il forme depuis 1932 le parc international de la paix Waterton-Glacier. Cette région composée de deux parcs a été désignée par l'UNESCO réserve de biosphère en 1976 et patrimoine mondial en...Lire la suite

Le parc national de Glacier (en anglais : Glacier National Park) est un parc national américain situé dans l'État du Montana. Fondé en 1910 et d'une superficie de 4 101 km2, il est bordé au nord par les provinces canadiennes de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Le parc, qui est constitué de zones montagneuses abritant des dizaines de glaciers, des centaines de lacs et des milliers d'espèces animales et végétales, est l'un des écosystèmes les mieux préservés du pays. Il fait partie d'un écosystème protégé plus étendu (44 000 km2) nommé « Écosystème de la couronne du continent ». Avec le parc national canadien des Lacs-Waterton, il forme depuis 1932 le parc international de la paix Waterton-Glacier. Cette région composée de deux parcs a été désignée par l'UNESCO réserve de biosphère en 1976 et patrimoine mondial en 1995.

Le parc est parcouru par la célèbre route Going-to-the-Sun Road qui franchit la ligne continentale de partage des eaux tout en permettant aux visiteurs d'entrer au cœur de forêts denses et de prairies alpines. Cette route ainsi que cinq hôtels datant du début du XXe siècle sont classés National Historic Landmarks alors que 350 autres constructions font partie du Registre national des lieux historiques.

 
Les Pieds-Noirs vivaient à l'est du parc national.

Des vestiges archéologiques démontrent que des Amérindiens arrivèrent dans la région il y a environ 10 000 ans[1]. Ceux-ci étaient les ancêtres des tribus actuelles des Salishs, Têtes-Plates, Shoshones et Cheyennes.

Les Pieds-Noirs n'arrivèrent dans la région qu'au début du XVIIIe siècle mais dominèrent rapidement la partie orientale du parc ainsi que les plaines situées encore plus à l'est[1]. La région du parc offrait aux Amérindiens des abris contre les vents forts des plaines durant les rudes hivers. La région du parc apportait également un apport alimentaire supplémentaire aux Indiens qui chassaient habituellement le bison dans les plaines situées à l'est du parc. Aujourd'hui, la réserve indienne des Pieds-Noirs borde la limite orientale du parc alors que la réserve indienne des Têtes-Plates est située au sud-ouest du parc. Lors de la création de la réserve des Pieds-Noirs en 1855 à la suite du traité de Lame Bull[2], la réserve s'étendait sur la partie orientale du parc actuel jusqu'au niveau du Continental Divide[3]. Les Pieds-Noirs considéraient la montagne Chief Mountain et la région proche de Two Medicine comme des lieux sacrés où ils pratiquaient des cérémonies rituelles. En 1895, le chef des Pieds-Noirs White Calf accepta de vendre pour 1,5 million de dollars une zone de 3 240 km2 au gouvernement des États-Unis. Les limites actuelles entre la réserve amérindienne et le parc datent de cette époque.

En explorant la région de la rivière Marias en 1806, l'expédition Lewis et Clark traversa un secteur du parc actuel. Plusieurs explorations après 1850 permirent de mieux connaître la région. George Bird Grinnell visita la région à la fin des années 1880 et fut tellement impressionné par les paysages qu'il passa les 20 années suivantes de sa vie à tout faire pour que le lieu devienne un parc national. En 1901, Grinnell fit dans un ouvrage une description de la région qu'il qualifia de « Couronne du continent » en vue de protéger la zone en la faisant mieux connaître[4]. Grinnell fut suivi par d'autres explorateurs comme Henry L. Stimson qui gravit avec deux autres personnes, dont un guide amérindien, la montagne sacrée de Chief Mountain en 1892.

 
Construction de la route Going-to-the-Sun Road qui traverse le parc d'est en ouest (photo de 1932).

En 1891, le chemin de fer Great Northern Railway traversa le Continental Divide au niveau du col de Marias (1 589 mètres) en longeant la limite sud du parc actuel. Pour renforcer l'utilisation de sa ligne de chemin de fer, le Great Northern Railway vanta très rapidement la beauté de la région du parc. La compagnie fit du lobbying auprès du congrès américain et, en 1900, le parc devint une zone de préservation de la forêt. L'exploitation minière était toutefois encore permise mais ne fut pas un succès économique. Pendant ce temps, les défenseurs de la région, dont Grinnell, Stimson et la compagnie ferroviaire, continuèrent leurs efforts et parvinrent en 1910 à faire de la région un parc national. Ce fut le 11 mai 1910 que le président américain William Howard Taft signa le décret. Entre le mois de mai et le mois d'août, le responsable de l'ancienne réserve forestière dénommé Fremont Nathan Haines fut le premier responsable du parc. Il fut ensuite remplacé par le premier superintendant désigné du parc du nom de William Logan.

Sous la direction de son président Louis W. Hill, le Great Northern Railway construisit de nombreux hôtels et chalets à travers le parc dans les années 1910 en vue de promouvoir le tourisme dans celui-ci. Ces bâtiments, gérés par la succursale Glacier Park Company de la compagnie de chemin de fer, furent dessinés selon l'architecture des chalets suisses. Le but était de donner au parc une image de « Suisse américaine ». Les visiteurs transportaient leurs affaires à dos de cheval pour atteindre les chalets plus éloignés dans le parc comme dans la région de Many Glacier[5].

Les chalets construits entre 1910 et 1913 se nommaient Belton, St. Mary, Going-to-the-Sun, Many Glacier, Two Medicine, Sperry, Granite Park, Cut Bank, et Gunsight Lake. Le chemin de fer a également construit le Glacier Park Lodge à l'est du parc et le Many Glacier Hotel sur la rive orientale du lac Swiftcurrent. Louis Hill sélectionna personnellement les emplacements de ses hôtels en fonction des paysages environnants. Un autre investisseur du nom de John Lewis construisit de son côté le Lewis Glacier Hotel près du lac McDonald entre 1913 et 1914.

 
Going-to-the-Sun Road vue de la vallée McDonald.

Le Great Northern Railway racheta l'hôtel en 1930 et celui-ci fut renommé en Lake McDonald Lodge. Certains de ces chalets étaient situés au plus profond du parc et n'étaient accessibles que par la marche sur des sentiers de randonnées. Aujourd'hui, seuls les bâtiments de Sperry, Granite Park, et Belton Chalets sont toujours actifs. Le Two Medicine Chalet est maintenant devenu un magasin du nom de Two Medicine Store[6]. Les bâtiments toujours existants des chalets et des hôtels situés dans le parc ont été désignés comme National Historic Landmarks[7]. Au total, 350 constructions situées dans le parc font partie du Registre national des lieux historiques.

Plus tard, lorsque l'utilisation de l'automobile se développa, des travaux de construction de la route Going-to-the-Sun Road furent lancés. Cette route d'environ 85 km de long fut terminée en 1932. Aussi connue sous le nom de Sun Road (Route du soleil), cette route est la seule qui traverse le parc de part en part. Elle franchit à mi-chemin le Continental Divide au niveau du col Logan (2 025 m). Cette route fait également partie du registre national des lieux historiques[8].

L'U.S. Route 2 franchit le Continental Divide au niveau du col de Marias Pass en dehors du parc. Cette route longe la frontière méridionale du parc en reliant les villes de West Glacier et d'East Glacier. Durant les années 1930, Le Civilian Conservation Corps participa à la construction de nombreux sentiers et campements à travers le parc. L'augmentation du trafic des véhicules motorisés durant les années 1930 favorisa la création de nouveaux hébergements comme le Swiftcurrent Motor Inn et le Rising Sun Auto Camp. Ces sites sont eux aussi listés sur le registre national des lieux historiques[6].

↑ a et b (en) « Before the Park », National Park Service, U.S. Department of the Interior (consulté le 6 mars 2008) (en) « Treaty with the blackfeet (1855) », langdeaugen (consulté le 8 mars 2008) (en) « The Blackfeet Nation », Manataka American Indian Council (consulté le 6 mars 2008) Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées overview (en) « Many Glacier Hotel Historic Structure Report » [PDF], National Park Service, U.S. Department of the Interior (consulté le 6 mars 2008) ↑ a et b (en) Ray Djuff, View with a Room : Glacier's Historic Hotels and Chalets, Helena, Farcountry Press, Helena, Montana, 2001, 168 p. (ISBN 978-1-56037-170-0, OCLC 47152054, LCCN 2003273809, lire en ligne) (en) Harrison Laura Soullière, « Great Northern Railway Buildings », National Park Service, U.S. Department of the Interior, 1986 (consulté le 6 mars 2008) (en) Mark Hufstetler, Going-to-the-Sun Road, Glacier National Park, Montana : Cultural Landscape Report, Glacier National Park, West Glacier, Montana, 2002
Photographies by:
Jeff P from Berkeley, CA, USA - CC BY 2.0
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