Contexte de Minorque

Minorque (en catalan : Menorca /məˈnɔɾkə/ ; en espagnol : Menorca ; du latin Balearis Minor) est l'une des quatre îles Baléares habitées, cet archipel étant situé en mer Méditerranée. Elle se place au nord-est de Majorque et est voisine de l'îlot de l'Aire Lire la suite

Minorque (en catalan : Menorca /məˈnɔɾkə/ ; en espagnol : Menorca ; du latin Balearis Minor) est l'une des quatre îles Baléares habitées, cet archipel étant situé en mer Méditerranée. Elle se place au nord-est de Majorque et est voisine de l'îlot de l'Aire (en). Son nom provient du fait qu'elle est plus petite que l'île de Majorque. Elle a été appelée Nura (îlot du feu) par les Phéniciens en l'honneur de leur dieu Baal. Elle est située entre 39° 47' N et 40° 00' N, 3° 52' E et 4° 24' E. Son point culminant, El Toro, est à 358 m d'altitude. L'île a de nombreux monuments mégalithiques : navetes, taulas et talaiots. Rocailleuse et battue par les vents, elle est la plus préservée de l'archipel. Elle a été reconnue en tant que réserve de biosphère par l'UNESCO le .

Minorque abrite une population de plus de 93 000 habitants, les Minorquins.

Plus à propos Minorque

Informations de base
  • Nom natif Menorca
Population, Area & Driving side
  • Population 96467
  • Zone 692
Historique
  • Jusqu'à l'époque romaine

    Une intense présence préhistorique est attestée, et dont les traces sont encore visibles. La naveta d'Es Tudons serait l'un des plus anciens monuments mégalithiques d'Europe.

    Le général carthaginois Magon Barca aurait fondé la ville de Mahon (Portus Magonis) [1] laquelle conserverait son nom ; cette hypothèse est contestée par Joan Coromines ("Onomasticon Cataloniae" page 183).

    La fin des guerres puniques voit une augmentation de la piraterie en Méditerranée occidentale. La présence romaine en Hispanie marque une croissance du commerce maritime entre les péninsules Ibérique et italique. Les pirates tirent profit de l'emplacement stratégique des îles Baléares pour piller les commerçants romains, en utilisant Minorque et Majorque comme bases. En réaction, les Romains envoient l'armée afin de mettre un terme à ces activités. En 121 av. J.-C., les deux îles sont entièrement romaines et sont par la suite incorporées à l'Hispanie citérieure. En 13 av. J.-C., Auguste réorganise la structure provinciale de l'Empire et les îles Baléares sont rattachées à la Tarraconaise.

    La communauté juive de l'île est convertie par l'évêque Severus en 418. Après la conquête maure de l'Hispanie, Minorque a été annexée par le califat de Cordoue en 903, qui la baptise de son nom arabisé, Manûrqa.

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    Jusqu'à l'époque romaine

    Une intense présence préhistorique est attestée, et dont les traces sont encore visibles. La naveta d'Es Tudons serait l'un des plus anciens monuments mégalithiques d'Europe.

    Le général carthaginois Magon Barca aurait fondé la ville de Mahon (Portus Magonis) [1] laquelle conserverait son nom ; cette hypothèse est contestée par Joan Coromines ("Onomasticon Cataloniae" page 183).

    La fin des guerres puniques voit une augmentation de la piraterie en Méditerranée occidentale. La présence romaine en Hispanie marque une croissance du commerce maritime entre les péninsules Ibérique et italique. Les pirates tirent profit de l'emplacement stratégique des îles Baléares pour piller les commerçants romains, en utilisant Minorque et Majorque comme bases. En réaction, les Romains envoient l'armée afin de mettre un terme à ces activités. En 121 av. J.-C., les deux îles sont entièrement romaines et sont par la suite incorporées à l'Hispanie citérieure. En 13 av. J.-C., Auguste réorganise la structure provinciale de l'Empire et les îles Baléares sont rattachées à la Tarraconaise.

    La communauté juive de l'île est convertie par l'évêque Severus en 418. Après la conquête maure de l'Hispanie, Minorque a été annexée par le califat de Cordoue en 903, qui la baptise de son nom arabisé, Manûrqa.

    Le Moyen Âge

    En 1231, après la reconquête de Majorque par les chrétiens, Minorque reste un État musulman indépendant, quoique tributaire au roi Jacques Ierd'Aragon. L'île est d'abord gouvernée par Abû 'Uthmân Sa'îd ibn Hakam al Qurashi (en) (1234-1282), puis après sa mort par son fils, Abû 'Umar ibn Sa'îd (en) (1282-1287), d'Abû'Umar.

    Une invasion aragonaise, menée par Alphonse III intervient le 17 janvier 1287, date désormais célébrée comme jour national à Minorque. La plupart des habitants musulmans de l'île sont asservis et vendus sur les marchés aux esclaves d'Ibiza, de Valence et de Barcelone. Jusqu'en 1344, l'île appartient au royaume de Majorque, membre de la Couronne d'Aragon, puis est annexée par le royaume d'Aragon, lui-même intégré plus tard au royaume unifié d'Espagne.

    Au cours du XVIe siècle, les attaques navales turques sont fréquentes, détruisent Mahón ainsi que Ciutadella et provoquent la quasi-disparition de la population de l'île, massacrée ou déportée en esclavage. Le sauvage assaut turc de Ciutadella, le 9 juillet 1558, marque fortement la mémoire de l'île.

    Époque moderne jusqu'à nos jours Guerre de succession d'Espagne

    Prise par la Royal Navy en 1708 pendant la guerre de Succession d'Espagne, Minorque devient une possession britannique. Ciutadella perd son statut de capitale de l'île, au profit de Mahón, qui abrite la base navale. Pendant la guerre de Sept Ans, l'échec britannique à briser le siège de Minorque entrepris par les Français le 20 mai 1756, entraîne une cour martiale et l'exécution de l'amiral britannique John Byng[2] à la suite de la bataille navale de Minorque qui marqua officiellement le début de la guerre de Sept Ans. La garnison britannique devra capituler mais l'île redeviendra britannique par le traité de Paris de 1763 en échange de Belle-Île-en-Mer envahie deux ans plus tôt. Pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, les Britanniques sont défaits une deuxième fois par des forces franco-espagnoles, qui s'emparent de l'île le 5 février 1782. Le cimetière de San Luis garde les souvenirs de la présence française. Minorque est récupérée par les Britanniques en 1798 pendant les guerres de la Révolution française mais est finalement définitivement cédée à l'Espagne par le traité d'Amiens en 1802. La présence britannique a laissé des traces dans l'architecture locale.

    Émigrations

    L'expédition française vers l'Algérie s'appuie sur Minorque, à mi-chemin entre le port militaire de Toulon et Alger. La rade de Mahón est choisie comme port stratégique entre la France et l'Algérie, avec un hôpital militaire et une base de ravitaillement des troupes. Dès 1830 et jusqu'aux années 1845, une grande partie de la population de Minorque émigre vers l'Algérie nouvellement conquise par la France, devenant acteur de la colonisation autour d'Alger, avec une spécialisation dans la culture des primeurs.

    Cet exode s’explique par la dépression économique que connaît l’île depuis 1810 à cause de mauvaises récoltes. Minorque est petite et la terre est caillouteuse, ingrate, aride et peu cultivable à cause de la tramontane et du manque de pluie. Le bétail connaît un fort taux de mortalité par manque de pâturage. L’activité portuaire est réduite et l'île n'abrite pas d'industrie (les chaussures et les bijoux ne se développeront qu'au début du XXe siècle).

    Sous la Seconde République, l’immigration minorquine vers l'Algérie est vivement encouragée. Les visas sont délivrés à condition d’avoir un certificat de bonne moralité et d’être en bonne santé. Les femmes jeunes sont particulièrement recherchées par l’administration française pour aller s’installer dans les « possessions d’Afrique du Nord » pour compenser le déficit en femmes dans la nouvelle colonie. Du travail est proposé aux nouveaux arrivés et une meilleure perspective de mariage s’offre aux femmes qui décident de franchir le pas.

    L’assiduité au travail de ces Mahonnais est mise en exergue dans un article de l’Akbar de 1854 :

    « Quant au Mahonnais, à moins que vous ne passiez par là un dimanche, ne le cherchez pas dans l’habitation, ni aux alentours, ni encore moins dans un cabaret, il est au champ avec tous ses fils, travaillant sous le soleil ardent avec cette assiduité et cette persévérance sans lesquelles il n’y a pas de vrai cultivateur. »

    Guerre civile espagnole

    Pendant la guerre civile espagnole, Minorque reste fidèle au gouvernement républicain, alors que Majorque et Ibiza soutiennent les nationalistes. Elle ne voit pas de combat, à l'exception du bombardement aérien par les Italiens du Corpo Truppe Voluntarie. Le 2 et le 3 août 1936, les Républicains massacrent sans jugement une centaine de militaires[3]. Beaucoup de miliciens Minorquins républicains sont tués en participant à l'invasion ratée de Majorque, entre le 16 août et le 4 septembre 1936.

    Le 18 et le 19 novembre 1936, les Républicains exécutent sommairement une cinquantaine de militaires et de religieux. Ces massacres cessent avec le départ du colonel républicain José Brandaris de la Cuesta. L'île végète, alors que le reste de l'archipel des Baléares est sous contrôle franquiste et que Majorque leur sert de base pour l'aviation de chasse et de bombardement. Après la victoire nationaliste en 1939, à toute fin de la guerre civile, la marine britannique aide à l'évacuation de Républicains, sous statut de réfugiés politiques.

    Essor touristique raisonné

    Comme dans le reste des Baléares, le tourisme connaît un grand essor, dans les années soixante, sous l'effet de la politique franquiste en matière d'ouverture touristique.

    Minorque veille à équilibrer ce développement avec le respect du milieu naturel. En octobre 1993, Minorque est reconnue par l'UNESCO comme réserve de biosphère, obtenant ainsi une forte protection environnementale. Entre la zone de protection des oiseaux, le parc naturel du S'Albufera des Grau (es), les aires naturelles d'intérêt écologique et la réserve marine, près de 50 % du territoire et du littoral de l'île sont protégés.

    Aujourd'hui encore, aucune route nationale ne permet d'approcher des côtes, seulement des chemins à la circulation soigneusement régulée.

    « Magon Barca », sur tropasdemagon (consulté le 4 juillet 2020) (en) Biographie de John Byng. https://todoslosnombres.org/sites/default/files/maf15.pdf%7Cpage 39
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