Contexte de Majorque

Majorque (/maʒɔʁk/ ou /majɔʁk/ en français ; en catalan : Mallorca /məLire la suite

Majorque (/maʒɔʁk/ ou /majɔʁk/ en français ; en catalan : Mallorca /məˈʎɔɾkə/ ; en espagnol : Mallorca /maˈʎoɾka/), est la plus grande des îles Baléares. Elle se situe en mer Méditerranée, au large de Valence et Barcelone. L'île compte 923 610 habitants. Sa capitale est Palma – les Majorquins l'appellent Ciutat. Elle comprend six régions principales : Serra de Tramuntana (montagnes, au nord), Ponent (au sud-ouest), Raiguer (terres agricoles et viticoles au pied de la montagne), Pla (au centre), Migjorn (sud-est), Llevant (à l'est) et la ville de Palma. Le catalan est la langue officielle avec le castillan.

L'île fut habitée dès la période préhistorique, puis par les Romains remplacés par les Vandales, l'Empire romain d'orient, les Francs, les Maures almoravides, puis les Almohades (de 902 à 1229), suivis des Catalans. L'île fut le centre d'un royaume indépendant qui exista de 1276 à 1344, le royaume de Majorque.

Environ 70 % de son produit intérieur brut provient du tourisme, développé à partir des années 1960. C'est un lieu réputé de la Randonnée dans les îles de Méditerranée. Pour les Allemands et Britanniques, Majorque est l'un des principaux lieux de villégiature européens, attirant nombre d'étrangers. 7 % des résidents permanents de l'île sont des Allemands, ce qui a valu à l'île le surnom ironique de « dix-septième Land ». L'activité agricole traditionnelle est centrée sur les productions végétales : vin (Binissalem), amandes, olives, légumes.

Plus à propos Majorque

Informations de base
  • Nom natif Mallorca
Population, Area & Driving side
  • Population 914564
  • Zone 3620
Historique
  • Jusqu'à l'époque romaine

    La présence humaine à Majorque remonte à la préhistoire (sites de Ses Païsses, près de la ville d'Artà). On a retrouvé des tombes et traces d'habitations datant du néolithique, soit 6000 à 4000 av. J.-C. L'île fut occupée par les Carthaginois avant d'être conquise en l'an 123 av. J.-C. par Quintus Caecilius Metellus – qui reçut le surnom de Balearicus – et de passer sous l'autorité de Rome. La période romaine fut favorable, et vit la fondation de Pollentia (ruines d'Alcúdia, ex-Pollentia romaine) et Palmaria (Palma). L'économie reposait sur la culture de l'olivier, de la vigne et sur la production de sel.

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    Jusqu'à l'époque romaine

    La présence humaine à Majorque remonte à la préhistoire (sites de Ses Païsses, près de la ville d'Artà). On a retrouvé des tombes et traces d'habitations datant du néolithique, soit 6000 à 4000 av. J.-C. L'île fut occupée par les Carthaginois avant d'être conquise en l'an 123 av. J.-C. par Quintus Caecilius Metellus – qui reçut le surnom de Balearicus – et de passer sous l'autorité de Rome. La période romaine fut favorable, et vit la fondation de Pollentia (ruines d'Alcúdia, ex-Pollentia romaine) et Palmaria (Palma). L'économie reposait sur la culture de l'olivier, de la vigne et sur la production de sel.

    Moyen Âge

    Les Vandales mirent les îles Baléares à sac en 425 ou 426 et les annexèrent à leur royaume en 465. En 534, à l'occasion de l'effort de reconquête de l'Empire romain d'Occident par Justinien, le général Bélisaire regagna l'archipel pour le compte de Byzance. Pendant la période de domination byzantine, le christianisme y fut florissant et de nombreuses églises furent construites. Cependant, à partir de 707 commencèrent des raids maritimes menés par les musulmans à partir des côtes d'Afrique du Nord.

    Ces attaques se poursuivirent jusqu'à ce que, finalement, en l'an 903, Majorque tombe sous la domination de l'émir omeyyade d'Espagne. Selon les chroniques de l'époque, le château d'Alaró fut le dernier bastion tenu par les chrétiens. Sous la domination musulmane, Palma, devenue Madina Mayurqa, devint un centre culturel important[1]. L'île connut une période de prospérité. Les musulmans développèrent l'agriculture irriguée et l'artisanat local. Lors de la décomposition du califat de Cordoue en 1015, Majorque releva tout d'abord du royaume de Dénia avant de devenir, entre 1087 et 1114 un des nombreux royaumes (ou émirats) dits Taïfas d'Al-Andalus.

    En 1114, à la suite d'actes de piraterie menés à partir de Majorque contre les navires chrétiens en Méditerranée, une armée coalisée de Pisans, de Provençaux et de Catalans débarqua à Majorque, mit le siège devant Palma pendant huit mois, prit la ville et la saccagea. Mais, pendant l'absence de Raimond-Bérenger III de Barcelone, les Pisans s'enfuirent lorsque apparurent des secours envoyés par les Almoravides d'Afrique du Nord. Ceux-ci gouvernèrent jusqu'en 1203, puis furent remplacés par les Almohades jusqu'en 1229. En 1208, les Almohades nommèrent gouverneur un certain Abú Yahya, lequel se comporta de façon quasiment indépendante, reconnaissant toutefois une soumission de pure forme à l'émirat central almohade.

    Les actes de piraterie avaient repris, ce qui détermina les cités commerçantes de Barcelone, Tarragone et Tortosa à solliciter l'aide du roi d'Aragon Jacques Ier. En décembre 1228, il fut décidé qu'elles mettraient à disposition les vaisseaux nécessaires à une expédition, les chevaliers aragonais (les plus nombreux) et catalans devant recevoir en paiement de leurs services le butin et les territoires à conquérir sur l'ennemi.

    L'expédition en vue de la conquête de Majorque, comprenant 15 000 hommes et 1 500 chevaux partît de Salou, en Catalogne, débarqua à Santa Ponça et défit l'armée musulmane à la bataille de Portopí le 13 septembre 1229. En décembre, Palma fut prise et ses habitants passés au fil de l'épée. Le grand nombre de cadavres eut d'ailleurs pour conséquence de provoquer une épidémie qui décima l'armée des vainqueurs. En outre, les disputes au sujet de la répartition du butin semèrent la zizanie dans les troupes des conquérants. Mais l'île fut soumise en quelques mois. Seule une petite poche de résistance subsista jusqu'en 1232 dans la Serra de Tramuntana. La population musulmane s'était enfuie vers l'Afrique ou fut réduite en esclavage.

    Le repeuplement de l'île fut assuré majoritairement par des Espagnols, mais également par un grand nombre de Français venant du Languedoc[2].

    À cette époque, les faïences de Majorque deviennent réputées. Elles connaîtront un essor considérable en Italie, sous la forme des majoliques[3].

    En 1250, la basilique du Monastère de Lluc abrite la vierge noire de Majorque, sainte patronne de l'île.

    Le royaume de Majorque

    Dans son testament, Jacques Ier avait prévu de diviser ses domaines par la création du royaume de Majorque, vassal du royaume d'Aragon et comprenant les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne, la seigneurie de Montpellier, la vicomté de Carladès et la baronnie d'Omelas. À sa mort, son fils Jacques prit le nom de Jacques II de Majorque et assuma le pouvoir dans le cadre d'une charte dite Carta de les Franqueses.

    L'existence de ce royaume fut de courte durée car les souverains d’Aragon parvinrent à en reprendre possession en 1349 : la mort de Jacques III de Majorque à la bataille de Llucmajor contre son cousin Pierre IV d'Aragon, marque la fin du royaume. Cependant, et jusqu’à sa mort en 1404, sa fille Isabelle réfugiée en France au château de Gallargues, près de Montpellier, qui lui avait été cédé par le roi Charles VI, continua à revendiquer le titre de reine de Majorque. Majorque partagea ensuite le sort du royaume d’Aragon, intégré plus tard dans le royaume d'Espagne.

    Renaissance et époque moderne

    Entre 1806 et 1808, l'astronome et scientifique français François Arago réalise des mesures de triangulation, dans des conditions rendues épiques par la reprise des hostilités entre la France et l'Espagne[4].

    Il fixe ainsi le passage du méridien de Paris, qui longe Majorque par l'ouest, par l'îlot de la Dragonera[5].

    Ingrid Houssaye Michienzi, « Coexistence et réseaux de relations è Majorque vers 1400 à travers le témoignage des marchands florentins. Être citoyen du monde entre destruction et reconstruction du monde : les enfants de Babel XIVe – XXIe siècles », HAL,‎ 2015 (ISBN 978-2-7442-0198-1, lire en ligne) A Lecoy de la Marche, Les relations politiques de la France et du Royaume de Majorque, compte rendu, Trudon des Ormes Amédée, Bibliothèque de l'école des chartes , Année 1893, Volume 54, Numéro 1, p. 152-155 MAJOLIQUE, sur universalis.fr, consulté le 29 octobre 2017 Arago et Biot aux Baléares : la prolongation de la mesure du méridien de Paris, sur obspm.fr, consulté le 29 octobre 2017 Voyage pittoresque en Espagne, en Portugal et sur la Côte
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