Contexte de Arabie saoudite

L'Arabie saoudite (en arabe : العربيّة السّعودية, al-ʿarabiyya as-saʿūdiyya), en forme longue le royaume d'Arabie saoudite (en arabe : المملكة العربيّة السّعودية, al-mamlaka al-ʿarabiyya as-saʿūdiyya), est une monarchie absolue islamique dirigée par la dynastie des Saoud, depuis sa création en 1932 par Abdelaziz ibn Saoud. Peuplée de 35,95 millions d'habitants (les Saoudiens et Saoudiennes), occupant 80 % de la péninsule arabique, c'est le plus grand pays du Moyen-Orient, avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés, et le deuxième plus grand des pays du monde arabe (après l'Algérie).

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L'Arabie saoudite (en arabe : العربيّة السّعودية, al-ʿarabiyya as-saʿūdiyya), en forme longue le royaume d'Arabie saoudite (en arabe : المملكة العربيّة السّعودية, al-mamlaka al-ʿarabiyya as-saʿūdiyya), est une monarchie absolue islamique dirigée par la dynastie des Saoud, depuis sa création en 1932 par Abdelaziz ibn Saoud. Peuplée de 35,95 millions d'habitants (les Saoudiens et Saoudiennes), occupant 80 % de la péninsule arabique, c'est le plus grand pays du Moyen-Orient, avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés, et le deuxième plus grand des pays du monde arabe (après l'Algérie).

La capitale et la plus grande ville de l'Arabie saoudite est Riyad, située dans la province du même nom, son unité monétaire est le riyal saoudien, sa langue officielle est l'arabe et sa religion d'État est l'islam sunnite.

Le Royaume abrite les deux plus grands lieux saints de l'islam : la mosquée al-Harâm (à La Mecque) et la mosquée du Prophète (à Médine).

L'Arabie saoudite est la première économie du monde arabe. Sa compagnie nationale d'hydrocarbures, Saudi Aramco, dont le siège social est situé à Dhahran, est la première productrice mondiale de pétrole.

Plus à propos Arabie saoudite

Informations de base
  • Devise Riyal saoudien
  • Indicatif d'appel +966
  • Domaine Internet .sa
  • Mains voltage 230V/60Hz
  • Democracy index 2.08
Population, Area & Driving side
  • Population 791105
  • Zone 2250000
  • Côté conduite right
Historique
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    Troupes des Ikhwâns.
     
    Drapeau des Ikhwâns.

    Le premier État saoudien est constitué aux alentours de 1744[1]. Un chef de tribu local, Mohammed Ibn Saoud, s'associe avec un prédicateur religieux, Mohammed ben Abdelwahhab ; après avoir eu sa vie menacée par les polythéistes qu'il essayait de réfuter. Et ensemble ils fondent le projet d'unifier la péninsule sur la croyance des pieux prédécesseurs, les 3 premières générations de l'Islam, et donc l'Islam originel.

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    Troupes des Ikhwâns.
     
    Drapeau des Ikhwâns.

    Le premier État saoudien est constitué aux alentours de 1744[1]. Un chef de tribu local, Mohammed Ibn Saoud, s'associe avec un prédicateur religieux, Mohammed ben Abdelwahhab ; après avoir eu sa vie menacée par les polythéistes qu'il essayait de réfuter. Et ensemble ils fondent le projet d'unifier la péninsule sur la croyance des pieux prédécesseurs, les 3 premières générations de l'Islam, et donc l'Islam originel.

    La famille Al Saoud et le royaume connaissent ensuite des confrontations augmentant ou réduisant leur pouvoir en fonction des accords et désaccords avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres pays arabes pour le contrôle de la péninsule. Trop instable, le royaume finit par disparaître en 1818.

    Un second État saoudien est fondé six années plus tard en 1824, mais disparaît en 1891.

    Dans la nuit du 15 au 16 janvier 1902, Abdelaziz ibn Saoud, souhaitant restaurer l'ancien État de son aïeul, s'empare de Riyad, alors occupée par la famille rivale Al Rachid, originaire de Haïl. En 1904, il s'empare de l'oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Abdelaziz fonde vers 1912, avec l'appui des bédouins, l'ordre des Ikhwâns (« frères ») qui lui permet d'agrandir son domaine[2]. Les Ikhwâns sont progressivement installés dans environ deux cents tentes (les hujjar). En 1913, Abdelaziz s'empare de la province de Al-Hassa, dans l'est, dont la majorité de la population est chiite. Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914 lorsque ceux-ci le nomment wali du Nejd.

    Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abdelaziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de protection est signé avec ces derniers en 1915.

     
    Rencontre du président Roosevelt et du roi Abdelaziz ibn Saoud, en Égypte en février 1945, à bord du Quincy, un bâtiment de l'US Navy. Le Pacte du Quincy lie les États-Unis à la famille des Séoud.
     
    Le président Trump, le roi Salman et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en mai 2017.

    Profitant de la dislocation de l'Empire ottoman et de la faiblesse des États arabes qui se constituent pendant le conflit mondial, il fait la conquête par la force en 1924-1925 du Hedjaz, un État comprenant les villes de La Mecque et de Médine, en s'en emparant il met fin à près d'un millénaire de chérifat hachémite, la lignée des descendants du grand-père du prophète. Il finit par se faire reconnaître roi du Hedjaz, en 1927.

    L'État ainsi constitué est consolidé par Abdelaziz Al Saoud pour devenir un pays puissant et surtout acteur de la scène internationale. Cet arrêt des conquêtes le brouille avec ses alliés ikhwâns, qui voudraient poursuivre la conquête pour étendre les frontières à toute la communauté des croyants. L'appui des oulémas, essentiellement par une fatwa de 1927, profite à Abdelaziz : ils décrètent qu'il est interdit de se révolter contre le détenteur du pouvoir. Dès lors, il devient licite de faire la guerre contre les Ikhwâns, qui sont écrasés en 1929.

    L'Arabie saoudite est fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz. Abdelaziz ibn Saoud (Ibn Saoud) en devient le roi. Les guerres ayant permis l'accession au pouvoir d'Ibn Saoud firent 500 000 morts entre 1901 et 1932[3].

    La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d'une alliance stratégique avec les États-Unis, concrétisée par le Pacte du Quincy. En échange d'un accès au pétrole, les États-Unis s'engagent à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révèlera d'autant plus durable que le pays se présente comme un allié de poids face à la montée des nationalistes arabes dans les années 1950-1960 soutenus par l'Union soviétique[4].

    Abdelaziz accepte le concept de modernisation du pays et persuade les ultra-conservateurs religieux d'accepter les nouvelles technologies, ce qui se traduit concrètement par un confort matériel pour les Saoudiens, mais sans changement des mentalités. Après cinquante ans de pouvoir, Adb al-Aziz meurt en 1953, lui succèdent ses fils — Saoud ben Abdelaziz, Fayçal ben Abdelaziz, Khaled ben Abdelaziz, Fahd ben Abdelaziz, Abdallah ben Abdelaziz et depuis 2015 le roi Salmane ben Abdelaziz.

    En 1973, l'Arabie saoudite est le leader du cartel des pays pétroliers, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et son ministre du Pétrole et des Ressources minérales Ahmed Zaki Yamani, diplômé de Harvard, est la tête pensante du quadruplement du prix du pétrole qui fait soudain de l'Arabie saoudite une super-puissance financière.

    La rapide augmentation des recettes saoudiennes au début des années 1980, qui passent de 65 milliards de dollars à près de 135 milliards en 1981, permet également au pays qui est le «berceau» du wahhabisme d'exporter sa doctrine religieuse sous la forme du salafisme. Cette politique extérieure se manifeste dans la lutte organisée contre l'Union soviétique dans le conflit afghan en accord avec l'allié américain[5], mais également dans le soutien financier de nombreuses organisations islamiques à travers le monde dans les années 2000-2015[6].

    Dans les années 1980, la prise de la Grande Mosquée de La Mecque met en évidence le poids de la communauté ultra-conservatrice et la pression fondamentaliste s'accentue. Une police des mœurs, la Muttawa, est mise en place, s'assurant que tout ce qui se passe dans le royaume n'enfreint pas les règles de l'islam. Les nouvelles technologies sont encadrées, la musique n'est pas autorisée en public, encore moins le théâtre, et la télévision par satellite est également filtrée, tandis que la ségrégation sexuelle est accentuée, et le port du voile intégral obligatoire.

    Jocelyn Béjuis, Edouard Paul et Benjamin Barthe, Arabie saoudite des origines au XXIe siècle, dl 2022 (ISBN 978-2-37701-136-0 et 2-37701-136-5, OCLC 1350783860, lire en ligne). Jacques Benoist-Méchin, Le loup et le léopard, Ibn-Séoud ou la naissance d'un royaume, Paris, Albin Michel, 1956, p. 177 et sq.. Laurent Murawiec, « L’Arabie saoudite : un business familial », L’Histoire, no 286,‎ avril 2004, p. 18-19. David Rigoulet-Roze, « Wahhabite connection : comment l’Arabie saoudite a déstabilisé le monde en exportant son islam radical depuis 40 ans », Atlantico.fr,‎ 3 novembre 2014 (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018). David Rigoulet-Roze, « Wahhabite connection : comment l’Arabie saoudite a déstabilisé le monde en exportant son islam radical depuis 40 ans », Atlantico.fr,‎ 3 novembre 2014 (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018). « Wikileaks révèle les dessous de la stratégie saoudienne pour exporter l'islamisme partout sur la planète », Atlantico.fr,‎ 24 juillet 2015 (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018).
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