Dallol (volcan)

Dallol (hydrothermal system)

( Dallol (volcan) )

Dallol est un champ géothermique situé dans le désert de sel du Danakil, au nord-est de l'Éthiopie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière de l'Érythrée. Ce site hydrothermal qui regroupe des manifestations solfatariennes, se trouve à l'extrémité nord d'un lac salin, le lac Karoum, dont le sel est encore exploité par les Afars. Il résulterait de l'explosion d'une importante chambre magmatique de la vallée du Grand Rift au-dessus d'une vaste zone saline à l'ouest de la mer Rouge, et se trouve à – 136,8 mètres au-dessous du niveau de la mer, dans la dépression de Danakil. La température y atteint régulièrement les 45 degrés à l'ombre. Une réinterprétation géologique du site laisse entendre qu'il ne s'agit nullement d'une activité purement volcanique mais de phénomènes complexes entre dynamique salifère (halocinèse) et circulations hydrothermales imposées par la présence du rift est-africain possiblement liées à une intrusion magmatique en pr...Lire la suite

Dallol est un champ géothermique situé dans le désert de sel du Danakil, au nord-est de l'Éthiopie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière de l'Érythrée. Ce site hydrothermal qui regroupe des manifestations solfatariennes, se trouve à l'extrémité nord d'un lac salin, le lac Karoum, dont le sel est encore exploité par les Afars. Il résulterait de l'explosion d'une importante chambre magmatique de la vallée du Grand Rift au-dessus d'une vaste zone saline à l'ouest de la mer Rouge, et se trouve à – 136,8 mètres au-dessous du niveau de la mer, dans la dépression de Danakil. La température y atteint régulièrement les 45 degrés à l'ombre. Une réinterprétation géologique du site laisse entendre qu'il ne s'agit nullement d'une activité purement volcanique mais de phénomènes complexes entre dynamique salifère (halocinèse) et circulations hydrothermales imposées par la présence du rift est-africain possiblement liées à une intrusion magmatique en profondeur (bien que cette intrusion n'ait pas été reconnue en géophysique jusqu'à 2 200 m de profondeur).

Cette vaste zone désolée est connue pour ses curieuses formations géologiques : sources chaudes acides, montagnes de soufre, colonnes de sel, petits geysers gazeux, vasques d'acides isolées par des corniches de sel et concrétions d'évaporites, de soufre, de chlorure de magnésium, de saumure et de soude solidifiée. Le tout sur un fond blanc, jaune, vert et rouge ocre, due à la forte présence de soufre, d'oxyde de fer, de sel et d'autres minéraux.

Le site, à l'instar des volcans environnant cette zone (Erta Ale, volcans du Kenya, etc.) est le résultat de l'écartement de la plaque arabique et de la plaque africaine et de la création du rift de la mer Rouge.

En afar, Dallol signifie « désintégré » ou « décomposé », à cause de ses sources chaudes acides.

 
Paysage autour du volcan. Janvier 2018.
 
Détail d'une formation dans le Dallol. Janvier 2018.

La dernière éruption de ce volcan, de type phréato-magmatique, remonte à 1926.

Le volcan a été pendant longtemps méconnu du public, au contraire de l'Erta Ale, et le site connu de rares volcanologues. Ce n'est qu'en 2001 que la zone fut officiellement accessible à tous, et en 2005 que l'on fit prendre connaissance de ce volcan au grand public, grâce notamment à un documentaire d'Ushuaïa Nature largement diffusé de Nicolas Hulot, intitulé Le pays des origines. Le volcan ne figure pas dans la plupart des livres de volcanologie ou de géologie, même récents.

Sa découverte par les premiers colons européens date certainement des premières colonisations et expéditions dans la région, au XVIIe ou XVIIIe siècle. Mais l'hostilité de la dépression, la chaleur insupportable qui y règne et le danger du site (vasques acides, émanations toxiques…), n'ont pas dû favoriser les expéditions dans les zones proches du cratère. Au contraire, l'Erta Ale était beaucoup plus accessible, notamment parce que la partie du rift où il se trouve (appelé l'Erta Ale Range), est nettement plus élevée.

Ce site n'est pas encore classé parc national, seul son isolement le protège des visiteurs. Un projet de parc national est à l'examen. Le site demeure peu visité à cause des tensions persistantes entre l'Éthiopie et l'Érythrée, même si le tourisme d'aventure se développe actuellement[Quand ?] dans la région (plusieurs centaines de touristes chaque année). Ces dix dernières années[Quand ?] ont d'ailleurs été marquées par plusieurs prises d'otages de touristes occidentaux dans les environs du village d'Ahmed Ela, le village le plus proche de Dallol.

En mai 2009, le gouvernement éthiopien a accordé des droits d'exploitation de potasse à des compagnies britanniques, entraînant la colère des Afars qui détenaient jusqu'alors le monopole de l'extraction du sel dans la région. En réaction, les Afars ont miné la région s'étendant entre le Dallol et le volcan Erta Alé, entraînant la mort d'une quinzaine de personnes au cours du seul mois de mai 2009. Les victimes sont essentiellement des ouvriers chinois (qui construisent des routes dans la région), mais aussi un touriste étranger. Les voyages dans cette région sont donc à nouveau déconseillés[Quand ?].

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