Göbeklitepe
( Göbekli Tepe )
Göbekli Tepe est un site préhistorique occupé de la seconde moitié du Xe millénaire av. J.-C. à la première moitié du VIIIe millénaire av. J.-C. (d'environ 9300 à 7500 av. J.-C.), au Néolithique précéramique A et au B,, situé dans la province de Şanlıurfa, en Turquie, près de la frontière avec la Syrie, à proximité de la ville de Şanlıurfa.
Il comprend deux types de bâtiments occupés pendant plusieurs siècles, semi-enterrés et pour la plupart caractérisés par la présence de piliers en T sculptés, représentants des humains de manière stylisée. Les plus anciens, occupant le centre du site, sa partie la plus profonde, sont de forme circulaire et identifiés comme des...Lire la suite
Göbekli Tepe est un site préhistorique occupé de la seconde moitié du Xe millénaire av. J.-C. à la première moitié du VIIIe millénaire av. J.-C. (d'environ 9300 à 7500 av. J.-C.), au Néolithique précéramique A et au B,, situé dans la province de Şanlıurfa, en Turquie, près de la frontière avec la Syrie, à proximité de la ville de Şanlıurfa.
Il comprend deux types de bâtiments occupés pendant plusieurs siècles, semi-enterrés et pour la plupart caractérisés par la présence de piliers en T sculptés, représentants des humains de manière stylisée. Les plus anciens, occupant le centre du site, sa partie la plus profonde, sont de forme circulaire et identifiés comme des « bâtiments spéciaux ». Les plus récents, construits sur les pentes, sont de forme rectangulaire et identifiés comme des bâtiments « domestiques ». Il s'agit de témoignages parmi les plus anciens d'une architecture monumentale, à une époque où les sociétés villageoises se développent. Ils ont livré divers bas-reliefs sculptés ainsi que des sculptures en ronde-bosse, représentants des humains et des animaux sauvages. Ils comprenaient également un important matériel pour le broyage des céréales et des restes animaux qui indiquent qu'on y organisait des fêtes avec des banquets collectifs.
Göbekli Tepe est un site atypique pour l'époque puisqu'il ne présente pas de trace assurée de maisons et d'activités domestiques permanentes. Il n'y a pas non plus d'indication que les communautés qui l'ont érigé aient pratiqué une agriculture ou un élevage. Le site n'est donc pas témoin des principales évolutions associées à l'aube du Néolithique, à savoir la domestication des plantes et des animaux et le développement des villages construits par des groupes sédentaires. En revanche c'est un exemple de premier ordre des évolutions mentales accompagnant ces changements sociaux et économiques : son iconographie fait découvrir un univers symbolique riche, en lien avec le monde sauvage, et ses structures, d'architecture de type monumental, sont manifestement des lieux destinés à l'accomplissement de rituels. Ce site est donc interprété comme un sanctuaire servant de lieu de rassemblement pour des groupes de chasseurs-cueilleurs vivant dans la région alentour, qui s'y réunissent pour tenir des fêtes communautaires.
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