Contexte de Naples

Naples (en italien Napoli /ˈnapoli/, en napolitain Napule /'napulə/ ou /'napələ/) est une ville d'Italie, chef-lieu de la région de Campanie. Elle est la troisième ville d'Italie par sa population et la seizième de l'Union européenne ainsi que respectivement la deuxième (devant Rome) et la neuvième en incluant sa banlieue. C'est aussi la deuxième plus grande cité méditerranéenne en Europe, après Barcelone.

L'histoire de Naples s'étend sur plus de vingt-huit siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l'Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s'étend ensuite rapidement jusqu'à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et p...Lire la suite

Naples (en italien Napoli /ˈnapoli/, en napolitain Napule /'napulə/ ou /'napələ/) est une ville d'Italie, chef-lieu de la région de Campanie. Elle est la troisième ville d'Italie par sa population et la seizième de l'Union européenne ainsi que respectivement la deuxième (devant Rome) et la neuvième en incluant sa banlieue. C'est aussi la deuxième plus grande cité méditerranéenne en Europe, après Barcelone.

L'histoire de Naples s'étend sur plus de vingt-huit siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l'Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s'étend ensuite rapidement jusqu'à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et politiques de la Grande-Grèce puis de l'Empire romain. Après avoir été brièvement dépendante de l'Empire byzantin, elle devient autonome au sein du duché de Naples. Dès le XIIIe siècle et pour ensuite plus de six cent ans, elle devient successivement la capitale du royaume de Naples puis du royaume des Deux-Siciles. Elle reste alors un des principaux centres de développement économiques et technologiques d'Europe jusqu'à son annexion au royaume d’Italie en 1860, date à laquelle elle entame un relatif déclin socio-économique.

Au cours des siècles, Naples a aussi été un des grands centres universitaires internationaux. L'université de Naples « Frédéric-II » est la plus ancienne université laïque du monde et la sixième plus ancienne en général. Elle compte également l'université de Naples « L'Orientale », un des plus anciens instituts de langues orientales, ainsi que l'École militaire Nunziatella, une des plus anciennes du monde et une des plus renommées d'Italie. Elle est aussi un des hauts-lieux de la musique (avec l'École napolitaine de musique, à l'origine de l'Opéra bouffe, ou la chanson napolitaine), de l'art et de l'architecture (le Baroque napolitain, l'École du Pausilippe, le Liberty napolitain, le Théâtre napolitain et la Manufacture de Capodimonte) ou encore la cuisine napolitaine (avec les pâtes et surtout la pizza napolitaine comme icône, Naples étant la ville italienne la plus étoilée au Guide Michelin).

La ville est aussi célèbre pour son patrimoine et ses monuments. Le centre historique de Naples (avec ses fontaines, vestiges antiques, palais et plus de mille églises) est ainsi le deuxième plus grand centre-ville inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO après Bordeaux tandis que le parc national du Vésuve et le Miglio d'oro ont été reconnus réserve de biosphère. De plus, Naples est connue pour son site naturel articulé autour du golfe de Naples (Pausilippe, Champs Phlégréens, Nisida, Vésuve, etc.).

Enfin, elle abrite également la Villa Rosebery (l'une des trois résidences officielles du président de la République italienne, un port important, le siège d'un commandement interalliés et interarmées de l'OTAN, ainsi qu'un vaste patrimoine archéologique avec notamment la Naples souterraine ou, à proximité, la ville d'Herculanum, une ancienne banlieue.

Plus à propos Naples

Population, Area & Driving side
  • Population 913462
  • Zone 119
Historique
  • Antiquité
    Villa Pausilypon. 
    Villa Pausilypon.
    Le linteau de l'Aerarium (le trésor public).Lire la suite
    Antiquité
    Villa Pausilypon. 
    Villa Pausilypon.
    Le linteau de l'Aerarium (le trésor public). 
    Le linteau de l'Aerarium (le trésor public).
    Bassin d'une laverie. 
    Bassin d'une laverie.
    Théâtre grec. 
    Théâtre grec.
    Anciens murs grecs, place Bellini. 
    Anciens murs grecs, place Bellini.
    Catacombes de San Gennaro 
    Catacombes de San Gennaro

    Naples fut d'abord fondée au cours du VIIIe siècle avant notre ère sous le nom de Parthénope par la colonie grecque de Cumes. Ce premier établissement fut appelé Palaiopolis (la ville ancienne). Lorsqu'une seconde ville fut fondée vers 500 avant notre ère par de nouveaux colons, cette nouvelle fondation fut appelée Néapolis (nouvelle ville)[1].

    Alliée de Rome au IVe siècle av. J.-C., la ville conserve longtemps sa culture grecque et restera la ville la plus peuplée de la botte italique et sans aucun doute sa véritable capitale culturelle.

    Elle remplaça Capoue comme capitale de la Campanie après la bataille de Zama, à la suite de la confiscation de citoyenneté et des territoires de cette dernière, par son alliance avec Hannibal avant la bataille de Cannes.

    Période byzantine  Castel dell'Ovo sur la mer.

    C'est au Castel dell'Ovo que le dernier empereur romain Romulus Augustule fut emprisonné après sa chute. À la fin de l'Empire, la ville résista à l'invasion lombarde et resta rattachée à l'empire byzantin. À la fin du VIe siècle, Naples devient la capitale d'un duché byzantin. En 751, avec la chute de l'exarchat de Ravenne dont il relevait, le duché devint indépendant.

    Période normande

    En 1030, pour faire face à la menace byzantine, le duc Serge IV de Naples accueille des Normands dirigés par Rainulf Drengot, dans la cité vassale d'Aversa. Les Normands ne cesseront plus d'accroître leurs possessions en Italie du sud et en 1139, Roger II de Sicile, fondateur du royaume de Sicile, incorpore la ville au royaume.

    Période angevine  Le Castel Nuovo a été construit de 1279 à 1284 sur ordre du Charles Ier de Sicile. La décoration a été faite par Giotto di Bondone[2].

    Charles II d'Anjou, ayant perdu le pouvoir en Sicile au profit de la maison d'Aragon, fait de Naples la capitale d'un royaume de Sicile, parfois appelé aussi « royaume de Naples ».

    Période aragonaise

    Alphonse V d'Aragon, désigné successeur de la reine Jeanne II de Naples qui n'avait pas d'enfants, prit possession de Naples en 1443. La conquête fut très importante du point de vue économique et militaire. Avec les Aragonais, Naples connut un très grand développement culturel et commercial. Alphonse d'Aragon attira les humanistes à sa cour et l'art de la Renaissance fit son irruption à Naples. Brièvement envahie par les Français de Charles VIII en 1495, puis victime d'une alliance franco-espagnole au début du XVIe siècle, Naples et son royaume passèrent à l'Espagne en 1503. Au même titre que l'Espagne, Naples fit partie de l'héritage de Charles Quint, entrant dans l'orbite de l'Empire espagnol. Dès lors, Naples fut gouvernée par un vice-roi directement nommé par le roi d'Espagne. Au milieu du XVIe siècle, le vice-roi Pierre Alvarez de Tolède procède à de nombreux travaux d'urbanisme et d'embellissement de la ville, ouvrant la fameuse Via Toledo, principale artère de Naples, et créant les quartiers espagnols pour loger les soldats de l'armée espagnole. La domination espagnole dura jusqu'en 1707, à l'exception du bref épisode de la République napolitaine.

    C'est à Naples, sous la domination aragonaise, que nait l'équitation classique.

    Naples capitale  Palais royal de Naples.

    En 1707, lors de la guerre de Succession d'Espagne, Naples et son royaume passent à l'Autriche. Cependant dès 1734, le royaume de Naples regagne son indépendance après plus de deux siècles de domination étrangère : cette année, les Espagnols de Charles de Bourbon chassent les Autrichiens et Charles est nommé roi de Naples, s'installant dans la nouvelle capitale. C'est le début d'une période de grand renouveau culturel et artistique pour Naples. Charles est un grand bâtisseur, donnant à la ville et à ses environs de nombreux palais et monuments comme le palais royal de Capodimonte et le palais de Portici. Il lance en outre les premières fouilles d'une ville romaine disparue, Herculanum. La découverte des vestiges antiques a une grande influence dans le monde des arts, avec le goût du néoclassicisme, dont le palais royal de Caserte est l'un des premiers exemples. Les touristes étrangers fortunés accourent à Naples pour visiter ses monuments antiques et modernes à l'occasion du Grand Tour. L'arrivée à Naples de la collection Farnèse, jusqu'alors répartie dans les différentes propriétés de la famille, élève la ville au premier rang des grandes capitales européennes, alors qu'elle est aussi l'une des plus peuplées[3]. La ville devient par ailleurs la capitale incontestée de la musique à cette époque et le Théâtre San Carlo est la plus importante salle d'opéra d'Europe.

    En 1758, Charles est rappelé en Espagne pour succéder à son père et laisse le trône de Naples à son fils Ferdinand. Cette année marque donc la division définitive du royaume de Naples d'avec la couronne espagnole. La ville de Naples devient capitale du royaume baptisé par la suite royaume des Deux-Siciles, qui réunit la Sicile et toute la partie continentale de l'Italie méridionale. Ferdinand IV de Bourbon, époux de Marie-Caroline d'Autriche, sœur de Marie-Antoinette, continue sur la lignée de son père.

    En 1848, lors du printemps des peuples, le roi de Naples fait bombarder la ville[4].

    Naples italienne  Centro direzionale de Naples

    Du 27 au 30 septembre 1943, lors des Quatre journées de Naples, la population locale se soulève et s'attaque aux forces nazies qui occupent la ville. L'armée allemande est mise en déroute avant l'arrivée des Alliés. Ces actions valent à la ville la Médaille d’or de la valeur militaire.

    Après la guerre, la ville s'est affirmée comme le centre politique, économique et social le plus important de l'Italie méridionale, avec la constitution d'une agglomération de plus de trois million d'habitants et le développement de nombreuses industries. Naples est classée troisième ville d'Italie, après Milan et Rome pour la puissance économique[5].

    Mais le développement de Naples a été freiné par de gros problèmes sociaux. Le taux de chômage avoisine les 25 % de la population active et la pauvreté règne sur près de 32 % de la population. Les activités de la Camorra et la crise des déchets en Campanie ont contribué à ternir l'image de la ville.

    Des projets de développement sont toutefois apparus à partir de la fin du XXe siècle, comme la création du quartier d'affaires Centro Direzionale achevé en 1995, tout comme la classification la même année du centre historique de Naples à l'UNESCO. Le sommet du G7 de 1994 s'est tenu à Naples. Au XXIe siècle certains quartiers ont été modernisés, avec notamment le développement de nouvelles infrastructures de transport, dont le métro.

    Michel Mourre, Dictionnaire d'histoire, Larousse, Paris, 1996, p. 3809 Le Guide du Routard. 2006. Italie du Sud. Hachette, p. 139. Allard 2023, p. 47. Alain Garrigou, « 1848, le printemps des peuples », sur Le Monde diplomatique, 1er mai 2011 Sr-m.it
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