Baalbek

Baalbek

Baalbek (écrit aussi Balbek, Baalbeck, Baalback, Balbeck, Balback ou Baalbec, en arabe بعلبك), ou Héliopolis à l'époque hellénistique, est une ville du Liban d'environ 80 000 habitants, chef-lieu du district de Baalbek.

La ville antique se situe dans le nord de la plaine de la Békaa ; elle est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, ainsi que de traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le complexe de trois temples géants laissés par les Romains comprend :

  • le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain ;
  • le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite ;
  • le temple de Vénus.

La température la plus élevée du Liban y a été recensée, atteignant 47 ...Lire la suite

Baalbek (écrit aussi Balbek, Baalbeck, Baalback, Balbeck, Balback ou Baalbec, en arabe بعلبك), ou Héliopolis à l'époque hellénistique, est une ville du Liban d'environ 80 000 habitants, chef-lieu du district de Baalbek.

La ville antique se situe dans le nord de la plaine de la Békaa ; elle est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, ainsi que de traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le complexe de trois temples géants laissés par les Romains comprend :

  • le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain ;
  • le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite ;
  • le temple de Vénus.

La température la plus élevée du Liban y a été recensée, atteignant 47 °C[réf. nécessaire].

Période phénicienne

L’histoire de Baalbek remonte au moins à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. Baalbek était une ville phénicienne florissante où était célébré le culte de Baal chez les Phéniciens et les Cananéens. Cette divinité orientale, dieu de la foudre qui donnait aussi des pluies bienfaisantes, formait avec Astarté, sa parèdre féminine, le couple divin le plus populaire dans la zone phénico-cananéenne.

Périodes hellénistique et romaine
 
Monnaie de la cité d'Héliopolis.

Durant l'époque hellénistique, la ville est appelée Héliopolis[1] (litt.« Cité du Soleil »). Selon certaines hypothèses, ce nom fut donné car les Grecs associaient Hélios, dieu du Soleil, à Adad, divinité mésopotamienne de l'Orage et de la Fertilité. D’autres affirment que la ville antique reçut ce nom à l’époque romaine, lorsque Marc-Antoine la concéda à Cléopâtre. Les vestiges visibles remontent surtout à l’époque romaine.

La ville fut conçue sur un plan classique. Les rues s’y organisèrent en damier sur la base de deux grandes artères, le decumanus et le cardo. Le site comporte trois sanctuaires principaux : ceux de Jupiter, de Bacchus et de Vénus, bâtis par les empereurs Néron, Trajan, Hadrien et Antonin le Pieux.

 
Plan extrait de l'Encyclopædia Britannica, 1911.

C’est pour montrer la toute-puissance de l’Empire romain qu’Auguste décida la construction d’un grand sanctuaire à Héliopolis. Les travaux commencés sous son règne, vers -14, se prolongèrent pourtant jusqu’à la fin du IIe siècle. Le sanctuaire fut bâti en conformité avec les principes caractérisant l’architecture religieuse romaine, et les éléments du décor furent empruntés au répertoire ornemental gréco-romain, mais l’organisation tint compte des usages religieux de l’Orient. À titre d’exemple, les autels de Baalbek étaient beaucoup plus importants que ceux des sanctuaires romains. De même, les temples comportent des escaliers, à côté de leur entrée principale, qui permettent d’accéder au toit. Ceci servait sans doute à des activités culturelles orientales. Or, ce genre d’escaliers n’existe pas dans les temples romains.

À la même époque, les cultes orientaux originaux se transformèrent en cultes mystiques destinés à consacrer la renaissance après la mort. Dans ce contexte, le sanctuaire de Bacchus commença à connaître un grand succès, notamment dans les cités de la côte phénicienne. Puis, les mystères de Bacchus conquirent Rome. Cette évolution fit qu’Adonis fut assimilé à Bacchus, et non à Hermès, et amena à lui dédier un grand temple dont la décoration intérieure comporte maintes allusions à sa personnalité divine.

C'est dans cette ville que fut exhumée la statue de Jupiter héliopolitain, ou « bronze Sursock », acquis par le musée du Louvre en 1939 (bronze doré, hauteur 38,4 cm)[2],[3].

Moyen Âge et époque moderne

Plusieurs tremblements de terre, destructions et autres constructions médiévales firent perdre à Baalbek une partie de sa splendeur ancienne. Le dernier grand tremblement de terre date de 1759 et fit s’effondrer trois des neuf colonnes du temple de Jupiter.

Le site archéologique fut transformé en citadelle arabe[Quand ?]. Une mosquée fut construite sur le site à l’aide de pierres trouvées sur place ; les murs du temple de Jupiter furent déplacés de quelques mètres pour en faire une formidable muraille.

Époque contemporaine

Baalbek devient un site touristique dès la seconde moitié du XIXe siècle[4]. Un premier hôtel destiné à recevoir les visiteurs ouvre en 1874 et l'accès aux vestiges est contrôlé et payant à partir de 1887[4]. Le Kaiser allemand Guillaume II visite la ville les 10 et 11 novembre 1898 et des fouilles archéologiques allemandes y débutent le mois suivant[4]. En 1902, une gare permet de desservir le site via le chemin de fer de Beyrouth à Damas[4].

« Baalbek », encyclopédie Larousse. René Dussaud, « Jupiter héliopolitain : Bronze de la collection Charles Sursock », Syria, no 1,‎ 1920 (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2015), sur Persée. « Jupiter Héliopolitain, dit "Bronze Sursock" », sur France Culture (consulté le 14 juillet 2015). ↑ a b c et d Catherine Saliou, Le Proche-Orient : De Pompée à Muhammad, Ier siècle av. J.-C. - VIIe siècle apr. J.-C., Belin, coll. « Mondes anciens », 6 octobre 2020, 608 p. (ISBN 978-2-7011-9286-4, présentation en ligne), L'atelier de l'historien, « La période ottomane », p. 524.
Photographies by:
Saadedine AL SAIDI - CC BY-SA 4.0
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