Place Taksim

Taksim Meydanı

( Place Taksim )

La place Taksim (en turc : Taksim Meydanı) est une vaste place publique d'Istanbul en Turquie. Par extension, Taksim désigne le quartier moderne qui s'étend aux alentours, sur la rive occidentale (européenne) de la ville.

Une partie de l'actuelle place était occupée par le cimetière arménien de Pangaltı. Fermé en 1931, il a été totalement détruit.

Manifestations

La place a été un important lieu pour les manifestations politiques au cours de la plus grande partie de son existence. Des groupes de tous les horizons politiques en Turquie, ainsi que de nombreuses ONG, tentent de manifester, sur cette place afin d'utiliser sa visibilité pour le bénéfice de leur cause. Taksim est un lieu de contestation traditionnel de la gauche depuis les années 1960. Elle a été a plusieurs reprises le théâtre d’événements tragiques[1]. Le 16 février 1969, quelque 150 militants de gauche sont blessés lors d'affrontements avec des groupes d'extrême droite dans ce qui est connu sous le nom de « dimanche ensanglanté »[1].

Le 1er mai 1977, la manifestation des syndicats est attaquée par la milice d'extrême-droite des Loups gris. Des snipers tirent dans la foule, faisant 38 morts et plusieurs dizaines de blessés. Depuis, la place Taksim est considérée comme un lieu symbolique des revendications de la gauche turque[2]. Les rassemblements y sont toutefois interdits jusqu'en 2010, mais chaque année, des manifestaient tentaient d'investir la place malgré les barrages policiers[1].

Ce rôle est renouvelé par l'occupation du parc Gezi en 2013 pour protester contre les projets immobiliers et plus globalement la ligne politique islamiste du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan.

À la suite de nombreux autres incidents violents, toutes les formes de manifestations ont été interdites sur la place et les unités de police de maintenir une présence dissuasive autour de la tour d'horloge afin de prévenir tout incident. L'interdiction ne s'applique pas aux avenues ou les rues environnantes. La place de Taksim a été le lieu des émeutes de football en 2000 lorsque deux fans de Leeds United ont été poignardés à mort lors d'affrontements avec des supporters de Galatasaray, la veille de la demi-finale du match entre les deux équipes de la coupe de l'UEFA de 1999-2000 de première ligue.

Toutefois, des réunions pour des événements tels que la célébration du nouvel an, de la fête de la République ou à l'occasion d'importants matches de football sont exclus de l'interdiction.

Taksim reste une place extrêmement surveillée par les forces de l'ordre turques. Cette présence policière permanente n'a cependant pas réussi à déjouer les attentats du 31 octobre 2010.

↑ a b et c Dorothée Schmid, La Turquie en 100 questions, Texto, 2018, p. 133 Bernard Dréano, « De Kemal à Occupy Taksim, plongée dans l’histoire pour comprendre les raisons d’un soulèvement », sur Bastamag, 26 juin 2013
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